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9 janvier 2014: encore un sommet à Ndjamena sur la Centrafrique

Michel Djotodia, Nicolas Tiangaye et Alexandre Ferdinand Nguendet quittent Bangui ce mercredi pour la capitale tchadienne

 

Le trio de la transition centrafricaine y participe, aux côtés des représentants des neuf autre pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC). Ce nouveau sommet extraordinaire se penchera une fois de plus sur la crise en Centrafrique, a-t-on appris mercredi de sources diplomatiques, même si aucun ordre du jour n'a été rendu public. Il a été convoqué par le chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l'organisation et dont l'armée joue un rôle majeur dans la force africaine (Misca) déployée en Centrafrique. Ce nouveau sommet extraordinaire est convoqué plus d'un mois après le début, le 5 décembre dernier, de l'intervention militaire française Sangaris, visant à rétablir la sécurité en Centrafrique, livrée à des violences inter-religieuses sanglantes. Si les tueries de masse ont cessé dans la capitale, aucune perspective politique de sortie de crise n'apparaît pour le moment alors que les violences ont provoqué des déplacements massifs de population à Bangui et en province et engendré une crise humanitaire majeure.

 

Le président congolais, et médiateur africain dans la crise, Denis Sassou Nguesso et Déby voudraient rebattre les cartes car ça ne marche pas bien et il faut prévoir un plan B, a commenté une source diplomatique occidentale. A ce sujet également le président tchadien, Idriss Deby a invité son homologue burundais Pierre Nkurunziza pour ce sommet sur la Centrafrique. Pour le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mohamat, envoyé spécial auprès du président burundais, «vu la gravité de la situation en Centrafrique, líurgence du sommet des chefs díEtat et de gouvernement (membres de la CEAC) síimposait pour apprécier et prendre les mesures qui síimposent». Le Burundi et le Tchad figurent parmi les principaux pays africains qui sont contributeurs de troupes de maintien de la paix en République centrafricaine.

Le ministre tchadien a également abordé la question du récent incident militaire, qui n'a toutefois pas fait de victime connue, entre les contingents des deux pays qui en sont arrivés à échanger des tirs dans la confusion qui règne toujours à Bangui, la capitale centrafricaine. Il a qualifié cet incident de «non-événement» et a assuré qu'il n'y avait pas de «mésentente» entre les militaires burundais et tchadiens intervenant tous en Centrafrique où ils exercent une mission commune de rétablissement de la paix. La CEEAC regroupe 10 Etats, dont la Centrafrique et, à l'exception du Soudan, tous ses voisins: Tchad, Cameroun, Congo, République démocratique du Congo. Le Burundi, le Gabon l'Angola, la Guinée équatoriale et l'archipel de Sao Tomé et Principe sont également membres.

 



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