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RDC: la difficile vie des Congolais rapatriés de RCA

Plus de six cents Congolais vivant en République centrafricaine ont été rapatriées à Zongo dans la province de líEquateur par líambassade de la RDC à Bangui

 

Plus de six cents Congolais vivant en République centrafricaine ont été rapatriées à Zongo dans la province de líEquateur par líambassade de la RDC à Bangui. Parmi eux, il y a des hommes, femmes et enfants dépourvus de tout. Faute de logement, ces rapatriés ont investi le bureau de la Mairie de Zongo, où ils passent la nuit. Débordées, les autorités urbaines lancent un cri díalarme. Le maire de Zongo, Michel Siazo Yekeyeke, explique que la plupart de ces rapatriés ont été victimes de pillages en Centrafrique. Ils rentrent bredouille en RDC. Le maire lance un appel aux humanitaires et aux autorités congolaises, pour quíils puissent intervenir, [i «parce quíil y a risque díépidémies devant líinstallation de la mairie où ils [les rapatriés] sont amassés.»]

 


© afrikarabia.com
Fuir, partir le plus loin possible
Michel Siazo Yekeyeke dit manquer de moyens conséquents pour faire face à la situation: [i «Si rapidement nous pouvons les déplacer chacun vers son village, ça sera quelque chose de bon. Il faut que ça se fasse très rapidement, puisque la situation risque de dégénérer [...] Localement, on nía pas de moyens. Les frontières sont fermées [depuis le 5 décembre], on ne sait même pas [percevoir] nos petites taxes.»] La première vague de 250 rapatriés a traversé la frontière le 31 décembre dernier. La seconde est arrivée le 1er janvier 2014. Ces personnes fuient les affrontements entre miliciens dans la capitale de la Centrafrique.

Leur arrivée à Zongo, selon les autorités locales, pourrait davantage compliquer la situation humanitaire déjà précaire à cause de la présence des réfugiés centrafricains. Jusquíà la mi-décembre dernier, au moins mille trois cent vingt-neuf Centrafricains avaient trouvé refuge à Zongo, mais six cent soixante-dix seulement ont été enregistrés à la Commission nationale des réfugiés, selon les humanitaires.

 



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