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Lettre ouverte au futur président de la République

«Les potentialités de notre jeunesse restent sous exploitées et mal connues tant sur le plan politique, économique, social, et sportif»

 

Paris, le 06 Décembre 2010

Monsieur le Président de la République,
Nous venons de célébrer le cinquantenaire de notre indépendance. Dans une société mondialisée où líéconomie de la connaissance devient un vecteur de développement, les jeunes diplômés, formés en Occident tout comme en Afrique constituent un ensemble de ressources qui répondent aux besoins du présent, du futur de notre République et de líhéritage que vous voudrez bien leur transmettre. La jeunesse centrafricaine constitue à la fois un atout formidable et représente un potentiel humain considérable dont la valorisation pour les cinquante années à venir incarne un défi cardinal pour notre pays. Cette jeunesse doit être amenée à líengagement dans le processus de reconstruction que la République centrafricaine tente díimpulser. Une jeunesse acquise aux nobles valeurs de la démocratie, de la citoyenneté et des droits humains ; ce qui signifie manifestement un véritable levier dans la structuration de notre République. Les potentialités de notre jeunesse restent sous exploitées et mal connues tant sur le plan politique, économique, social, et sportif. Les politiques sont peu intéressés à cette jeunesse dynamique, maintenant davantage une gérontocratie au trépas de nos institutions. Capable díopérer un changement, elle est aussi un acteur authentique de transformations de la conscience sociale en une forme de conscience politique énergique et pleine de vitalité, apte à susciter un meilleur fonctionnement de notre démocratie.

 


© leconfident.net
Présidence de la République
Considérant que les prochaines élections présidentielles de janvier 2011 constituent un enjeu crucial dans le déclenchement díune nouvelle vision de notre pays; alors comment comptez-vous associer ces jeunes cadres dans la renaissance des institutions de notre république? Un demi-siècle vient de síécouler depuis notre indépendance. La République centrafricaine nía pas connu de transformations politiques, économiques, sociales de grande envergure. Cíest ainsi que promouvoir líintégration des jeunes cadres aux postes de responsabilité doit être inscrit dans les priorités nationales de développement de votre futur gouvernement. La philosophie du bâtisseur de notre République reste incomplète, et du point de vue démocratique fragile, peu reluisante tant que les jeunes centrafricains porteurs díune nouvelle énergie républicaine ne seront pas associés à líélaboration des futures politiques publiques. La construction díun nouvel espace politique et social ne pourra se faire que grâce à líexpérience des uns et des autres afin díy progresser. Dans quelques mois, vous serez investi de cette lourde fonction à la tête de notre république, il est temps díapporter des réponses précises et durables aux futures élites du pays. A vous, futur président de la République, afin díencourager la formation de líavenir de notre république, et de garantir les ressources humaines au service de notre nation, je vous demanderai solennellement de prendre líengagement devant la population et notamment à líendroit de ces jeunes diplômés en dehors de nos frontières tout comme sur le territoire national de répondre sérieusement à sa participation effective à líédification de la République centrafricaine.

Je vous prierai de croire, Monsieur le président, en líassurance de ma haute considération.

 



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