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Opinion: à tous les énervés de Bêafrica

Chers famoundjou, Sorokaté, Nomzamo, Antoine, Mbiwa Ö

 

Je comprends la hausse de votre taux d'adrénaline, c'est la conséquence naturelle d'une conscience qui ne s'alimente plus du lait colonial aux qualités douteuses. Je crois qu'il faut maintenant que nous passions à une auto collecte des consciences moins endormies, afin de capitaliser au mieux nos énergies. Ce faisant ainsi nous gagnerons en matière de: temps, efficacité, qualité, impacte, visibilité, communication, et nous pourrions agir en qualité d'une personne morale, et non plus comme des électrons libres, trop loin du noyau pour lui porter main-forte en cas de nécessité. Deux consciences éveillées et unies, valent plus qu'un million de somnambules rassemblés et pilotés! Ce message s'adresse à tous ceux qui comme vous et moi, ne veulent plus manger des mangues qui poussent sur les cimetières de nos enfants, femmes et parents, et qui savent que nous avions l'alternance du jour et de la nuit, comme tous les autres peuples du monde.

 


© Autre presse
Image d'illustration
Le ciel de Bêafrica est sombre. Il est temps de sortir nos lanternes alimentées par nos produits autochtones. Ils nous illumineront mieux que le pétrole ou la centrale électrique des autres, surtout quand on sait les coûts et les jeux de délestages de ces commodités appartenant à des propriétaires séjournant ailleurs!

Les Anti balles, c'est la réponse courageuse, téméraire et patriotique, au plan génocidaire et envahisseur de la Seleka parrainé par Debby. Les Anti Balaka n'existent pas. N'insultons pas nos braves guerriers, donnons un nom digne au courage de ces jeunes patriotes. En ce qui me concerne dorénavant je les appellerais les Koli Ngandja.

Si nous les soutenons massivement, nous pourrions orienter tous ensemble nos ardeurs patriotiques vers plus de retenue envers les musulmans non armés, et contenir les dérives que nous déplorons certes, mais qui ne doivent pas joindre à une analyse non rétrospective avec une conclusion précipitée, du genre Seleka égale Koli Ngandja.!

Ne soyons pas timide dans nos convictions, et surtout ne nous laissons plus jamais intimider par une tentative de réorientation de la vérité par les mêmes anciens pilotes de mauvaises foi. Les images de Nzoni bê de l'Occident bienfaiteur, qui font la Une des médias, avec à leurs suites, les boîtes de conserve dont nous connaissons les limites des qualités nutritives, et tous les produits OGM, qui feront leurs grandes rentrées dans les assiettes appauvries des « Centros », sont là tout d'abord pour; inscrire notre peuple dans la liste des mendiants et des parasites de l'humanité, saper notre mental pour renforcer la soumission psychologique jointe à l'instinct fort déplorable de l'infériorité épidermique, afin de continuer à nous faire vivre dans cette myopie centenaire, qui ne nous permet presque plus de prendre conscience de nos potentialités presque infinies, tant culturelles intellectuelles, et géologiques!

Ne faisons pas de l'âge, des diplômes, et de la couleur de la peau, les critères sur lesquels se baser pour élire la classe dirigeante de Bêafrica de demain. Dans ce contexte, la jeunesse comme la vieillesse n'est pas une question d'acte de naissance, mais plutôt fonction de la lucidité d'esprit et de la capacité de rompre avec les chaines de l'esclavagisme mentale, qu'aucun diplôme émanant du sommet des académies occidentales, ne sera en mesure de briser. Encore moins les messages religieux originaires des peuples de la Méditerranée, qui semble nous venir en aide et partager notre quotidien, noirci encore plus par les ambitions déplacées des aspirants politiciens infantiles, mais grands orateurs et bons connaisseurs des textes Bibliques ou Coraniques.

Les Pygmées occupent cet espace (que les musulmans de Centrafrique revendiquent les 90% pour en faire leur Mecque) depuis la nuit des temps, quelqu'un de nous a-t-il pris le risque, depuis que nous suivons et subissons ce piètre modèle d'organisation social colonial, de placer un seul Pygmée dans le gouvernement. Non parce que dit-on; ils ne savent pas déchiffrer les caractères latins. Les seuls caractères au monde dont la connaissance, arrache un être humain de l'état de la sauvagerie, pour en faire un intellectuel et un civilisé! Mais cette indulgence qui d'ailleurs doit être corrigée en priorité par les prochains dirigeants, a-t-elle poussé les Pygmées à déclencher une sauvagerie pareille?

Nous disons en concert avec les Koli Ngandja.Non ! et 5.000.000 de fois Non ! au:
- dépiècement du territoire de Bêafrica,
- déplacement des forces Tchadiennes au Nord de notre patrie,
- dénigrement des Koli Ngandja.
Soutenir et supporter les Koli Ngandja, n'est pas une déclaration de guerre contre les Musulmans de Bêafrica, Non! C'est simplement se montrer reconnaissant envers quelqu'un qui risque sa vie pour sauver la tienne! En tant que Bêafricain, entre la Seleka Tchadien et les Koli Ngandja issus du "Touroungou ti kodro ti yé", que cela déplaise aux apôtres de la convivialité à tout prix, aucune hésitation n'est possible ni permise!

La solidité du tissu social du Bêafrica de demain, dépendra du rééquilibrage des pôles économiques trop monopolisé par une minorité qui partage trop peu. Les Libanais qui sont restés en silence jusqu'à présent, devront faire aussi l'objet d'une observation plus vigilante de notre part, tout comme un franc-parler avec les soit disons, bailleurs de fonds, les philanthropes et les ONG, s'impose pour ne plus rester écrasés par des cultures et des modèles de pensées qui nous ont déjà assez trop dépigmenté le spirituel et le mental!

Nos Nzapa ti Kotara et ls Yé ti a Kotara, que nous avions reniés et contribués à placer sous le paillasson de la spiritualité, en contrepartie de deux versets et de deux sourates, ne nous ont jamais abandonnés et essaient devant les atrocités de la bande Seleka de nous dire; I za tène ti mara, na à kété bouba ti i so. Si Boganda a été un des manúuvres qui ont clôturé les limites de cet espace géographique, (tant convoité par les génocidaires en déclin) et dont le contrôle sécuritaire semble nous échapper, les Koli Ngandja sont ceux qui ont empêchés la Charia et ses vampires de souiller notre mère-patrie.

Ce Sessè ti Yé qui désormais plus que jamais, mérite le respect de ne plus être indexé comme pauvre et enclave, tout comme la Suisse qui est engloutie entre des pierres d'aucune valeur, sans accès à la mer, mais que personne, mais vraiment personne n'a jamais osé, et n'oserait jamais de la qualifiée d'enclavée!

Zi Ngoussou

 



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