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Bangui: Plus de 1.000 blessés en décembre

MSF fustige notamment le ciblage des hôpitaux, qui sont souvent occupés et les personnels menacés par les hommes armés

 

Les équipes de Médecins sans frontières (MSF) ont "pris en charge plus d'un millier de civils blessés au mois de décembre à Bangui", selon un communiqué de l'ONG lundi, qui relève que les violences "n'épargnent ni les civils, ni les hôpitaux". Selon le communiqué, "ces derniers jours, nous avons reçu davantage de cas graves. Des blessés par machette, à la tête, sur les mains et aux bras (...) ou bien encore poignardés, parfois à multiples reprises, à l'abdomen. Nous voyons aussi arriver des patients qui ont été soit torturés, soit brutalement battus. Nous avons même eu un cas d'empalement".

<div align="center"><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x18ni7w"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/x18ni7w_retour-sur-les-evenements-a-bangui-5-dec-2013_news" target="_blank">Retour sur les &eacute;v&eacute;nements &agrave; Bangui 5 d&eacute;c 2013</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/msf" target="_blank">msf</a></i></div>

 

MSF fustige notamment le ciblage des hôpitaux, affirmant que "le 24 décembre, un individu armé est entré dans le dispensaire MSF de l'aéroport de Bangui. Le même jour, un homme équipé de grenades a pénétré dans l'hôpital communautaire". "Le 25 décembre, suite à des tirs nourris et à la présence de nombreux hommes armés aux alentours de l'hôpital, ainsi qu'à l'intrusion de trois d'entre eux, nos équipes ont dû temporairement évacuer la structure", poursuit le texte.

Lundi, 31 décembre 2013, l'Unicef a également lancé une alerte sur le cas des enfants, directement "visés par des attaques", indiquant avoir "vérifié l'assassinat d'au moins 16 enfants" depuis la reprise des violences le 5 décembre, qui ont fait depuis un millier de morts. La crise sécuritaire et humanitaire a atteint un niveau inégalé à Bangui et à l'intérieur du pays depuis le début des violences et la prise du pouvoir par l'ex-coalition rebelle Séléka en mars. Depuis, l'exaspération des populations face aux violences de l'ex-rébellion, et la création de mouvements d'autodéfense chrétiens, luttant contre la Séléka, à majorité musulmane, a fait sombrer le pays dans des violences intercommunautaires.

 



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