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A la Une de la presse française: exode en Centrafrique

Dans ce climat, pour líarmée française, cíest à se demander si ça níest pas mission impossible

 

Reportage dans Bangui, la capitale, díoù Le Journal du Dimanche décrit «la chasse aux musulmans», raconte les scènes de pillages, les menaces sur les familles contraintes à líexil sous la menace de foules hostiles comme sous la protection de líarmée française. Líhebdomadaire a vu ces «milliers de Tchadiens qui fuient en masse la Centrafrique depuis plusieurs jours par peur des représailles». « Etablis par centaines de milliers en République centrafricaine, les Tchadiens rentrent désormais en masse dans leur pays, énonce en écho Le Parisien. Leur gouvernement a lancé un pont aérien depuis une semaine et déjà évacué près de 3 000 personnes par avion».

 



Centrafrique: mission impossible
Dans ce climat, pour líarmée française, cíest à se demander si ça níest pas mission impossible. Justement. A la une du Journal du Dimanche, le Général Vincent Desportes, estime quí«il faut un contingent de 5 000 hommes» en Centrafrique. Pour líancien directeur de líEcole de guerre à Paris, pas de doute, «en dessous de 5 000 Français et de líenvoi de véhicules blindés légers supplémentaires, on níy arrivera pas».

A lire Le Figaro Magazine, on est tenté díen convenir. «Au cúur du bourbier centrafricain»,líhebdomadaire, à son tour, publie la photo, maintes fois prise à líaéroport de Bangui, de la carcasse déglinguée díun avion, abri de fortune sous lequel des familles ont élu domicile. Sur líaile gauche de líépave, du linge qui pend fait paroi et abrite du soleil. Sous líaile, des femmes, des enfants. On est là, on attend. «Dans les camps de déplacés, les conditions sanitaires sont désastreuses, constate Le Figaro Magazine. Paludisme, dysenterie: les victimes se comptent par dizaines».

«Rassembler une population divisée», lance le journal, cíest tout à la fois la mission des forces militaires en présence en Centrafrique et celle des hommes de foi. A líinstar de Frédéric Tonfio, vicaire díune paroisse à Bossangoa, «tous les dignitaires religieux síefforcent de calmer les esprits échaudés, remarque Le Figaro Magazine, rappelant que la Seleka est avant tout une organisation politique, et non musulmane stricto sensu».

Distinguo pas facile à entendre «pour certains chrétiens persécutés et effrayés», concède le journal, tout comme il est délicat à faire comprendre à «de nombreux civils musulmans aujourdíhui pointés du doigt». La tâche des militaires français «síannonce difficile», conclut Le Figaro Magazine. Le moins que líon puisse dire.

 



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