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RCA: élections présidentielles en pleine tourmente

Au préalable prévues pour 2015, elles sont ramenées plutôt à 2014 pour palier à la vacance au sein de la présidence de la République Centrafricaine

 

En dépit de la recrudescence des violences inter confessionnelles en Centrafrique, un programme électoral visant à y élire un nouveau Président est toujours d'actualité. Le chaos ambiant qui y règne en raison de la destitution du Président Bozizé par les milices de la Seleka y est très certainement pour quelque chose. En effet, les élections étaient au préalables prévues pour 2015, elles sont ramenées plutôt à 2014 pour palier à la vacance au sein de la présidence de la République Centrafricaine. Selon l'actuel Premier Ministre Nicolas Tiangaye: «Nous avons déjà mis en place líautorité nationale qui est en charge de la préparation et de líorganisation des élections qui doivent se tenir absolument au courant de líannée, 2014». «L'autorité électorale nationale a été mise en place et ses membres prêteront serment avant la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine», a déclaré le chef du gouvernement après un entretien à Bangui avec l'ambassadrice des États-Unis à l'Onu, Samantha Powers.

 


© JDE
Des affiches de la campagne 2011
Après la chute du pouvoir de Bozizé par Djotodia, une autre forme de milices a vu le jour : les anti-balaka, qui en représailles aux exactions de la Seleka sèment à leur tour la terreur au sein des communautés musulmanes installées en RCA. Djotodia a perdu le contrôle de ses combattants de la Seleka. Ceux-ci ont exécutés près d'un millier de personnes seulement à Bangui en début de mois. Selon l'ONU, les affrontements entre les deux camps ont entraînés près de 680 000 déplacés à travers le pays, soit un Septième de population Centrafricaine. La France qui avait pourtant souhaité une transition en accélérée après le renversement de Bozizé a déployé 1 600 hommes à Bangui en vue de mettre un point final aux différentes exactions des deux camps. Le gouvernement américain quant à lui a assuré de son soutien à la MISCA tout comme l'octroi d'une aide humanitaire. Cependant, «l'oncle SAM» voudrait se rassurer du bon respect des accords de transition de Janvier 2013.

Selon Samantha Powers, ambassadeur américaine au Nations-Unies: «Premièrement, il est très important quíils travaillent ensemble, le Président de la transition, le Premier Ministre, le Président du conseil de transition. Quand le peuple voit quíil y a des divisions entre les dirigeants, cela laisse entendre que la société est divisée, donc ils doivent se montrer unis. Deuxièmement, il est important quíils se conforment aux ententes de NíDjamena et Libreville. Aller de líavant pour organiser des élections afin quíelles aient lieu au plus tard en février 2015. Troisièmement, et cíest très important surtout après les horribles violences dont fait état la justice, de poursuivre les responsables».

 



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