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Montpellier: les Centrafricains sont inquiets pour leur pays

Líintervention française était nécessaire et urgente, estime la communauté

 

Des drapeaux centrafricains au recto et français au verso ont été posés le long de la rue du Pont-de-Lattes, derrière la gare. Cíest ici, devant les différents commerces africains que la communauté centrafricaine a organisé un rassemblement dimanche. Environ 200 ressortissants vivent en Languedoc-Roussillon et ils étaient une bonne cinquantaine autour de Saint-Cyr Lagbo, líun de leur porte-parole, et Chibazo Okoyé, líancien président de leur association.

 


© midilibre.fr
mobilisation et remerciements!
Un rendez-vous organisé en hommage aux deux soldats français tués dans la semaine mais aussi à toutes les victimes de la guerre en cours. Tous saluent líintervention de líarmée française. ďUne semaine plus tard et la situation à Bangui aurait été comparable à celle du Rwanda. À 100 %, les Centrafricains sont pour líintervention. Ceux qui disent le contraire ne sont pas du pays, ils síexpriment en arabeĒ, explique Bruno Bettina, très remonté. Voilà plusieurs mois que la communauté était mobilisée pour demander une intervention. ďDès le départ, cíétait clair que, sans la France, on ne pourrait pas síen sortirď, ajoute un autre Centrafricain. Líinquiétude pour le sort de leurs familles, les membres qui níont pas pu ou voulu partir, reste entière. ďLíarrière-pays est incontrôlable. Ma súur est restée terrée pendant trois jours chez elle. Même dans les bas-fonds de Bangui, cíest difficile à gérer. On nía jamais connu çaĒ, poursuivent les membres de la communauté.

 



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