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Bangui: Le Cameroun rapatrie ses ressortissants

Environ 300 Camerounais résidant à Bangui ont été rapatriés par un vol spécial de la compagnie nationale de transport aérien Camair-Co affrété vendredi 13 décembre par les autorités camerounaises

 

Depuis l'attaque survenue le 5 décembre à Bangui et qui avait causé près de 400 morts et des dizaines de milliers de déplacés dont un grand nombre se sont réfugiés sur le site de l'aéroport international Bangui M'Poko, attaque attribuée à des groupes armés et milices fidèles à l'ancien régime de François Bozizé, les violences se sont intensifiées dans la capitale de la République centrafricaine (RCA) Bangui. Cíest dans ce contexte que 300 Camerounais résidant à Bangui ont été rapatriés par un vol spécial de la compagnie nationale de transport aérien Camair-Co affrété vendredi 13 décembre par les autorités camerounaises à cause des violences dans la capitale et d'autres villes centrafricaines, en dépit du déploiement de forces étrangères. Dans la confusion, même des étrangers appartenant à la religion musulmane ne sont pas épargnés. C'est ainsi qu'un ressortissant camerounais a été tué avec femme et enfants à Bangui, d'après un rapport des services diplomatiques camerounais dans cette ville.

 


© AFP
Image d'illustration
Aux côtés des autres pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) que sont le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, le Cameroun déploie en RCA une centaine de soldats au sein de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC). Une simple force d'interposition mise en place il y a une dizaine d'années, cette force est en train de céder à la place à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une force panafricaine sous mandat de l'Union africaine (UA). Avec le Congo et le Tchad aussi, le Cameroun et la RCA appliquent depuis près de dix ans la libre circulation des personnes et des biens qui permettent à leurs citoyens respectifs de se déplacer sans être soumis à l'obtention d'un visa, pour un séjour n'excédant pas trois mois. Beaucoup de Camerounais vivent à Bangui et d'autres villes centrafricaines, mais leur nombre n'est pas connu.

Alors que la RCA était plongée dans le chaos depuis la prise du pouvoir le 24 mars de Michel Djotodia, les tensions communautaires et religieuses entre chrétiens et musulmans se sont exacerbées suite au désarmement des groupes armés et milices entrepris par l'armée française. Les premiers à être désarmés par l'armée française déployée dans le cadre d'une intervention autorisée par un vote du Conseil de sécurité de l'ONU en vue d'aider à la pacification et à la sécurisation du territoire centrafricain, les ex-Séléka se sont retrouvés, avec des civils musulmans victimes de règlements de comptes, à la merci d'une population devenue à son incontrôlable.

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