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France: Hollande veut encore partir en Centrafrique

Malgré l'incident grave qui s'est produit mardi avec des éléments de la Séléka, lors de sa visite aux soldats français de l'opération Sangaris à Bangui

 

Le rendez-vous
Lundi sera une matinée d'hommage aux deux soldats français morts en Centrafrique. Un rassemblement est prévu à 9h30 sur le Pont Alexandre III à Paris. Suivra deux heures plus tard une cérémonie dans la Cour d'honneur des Invalides en présence de François Hollande. Plébiscité pour son interventionnisme au Mali il y a un an, le président ne peut cette fois pas en dire autant. A l'heure actuelle, moins d'un Français sur deux (44%) soutient l'opération Sangaris en Centrafrique, selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest France. Une méfiance qui pousse François Hollande à justifier une fois encore l'intervention française.

 


© Reuters
Hommage mardi 10 décembre à Bangui!
Hollande marqué par sa visite sur place
La Centrafrique, cíest SON sujet du moment. "Jíy retournerai dans les prochaines semaines", a-t-il díailleurs confié en petit comité. Son passage à Bangui, la semaine dernière, a marqué le président français, et il le reconnaît. Ces deux jeunes soldats tués au combat, les soldats français qui dorment à même le sol à líaéroport, les populations civiles qui vivent dans des conditions déplorablesÖ tout ceci est gravé dans líesprit du chef de líEtat.

Et pour la suite? La France en première ligne, "cíest son rôle, son honneur", assène encore le président. Quant à son isolément présumé, François Hollande élude et assure que les Européens vont rapidement se mobiliser, comme les Polonais líont prouvé en promettant de fournir des avions. Une aide sanitaire et humanitaire doit également être assurée par líEurope, selon le président français. Des engagements fermes sont díailleurs attendus pour le conseil européen de fin de semaine.

La suite, cíest la pacification et líorganisation díélections en Centrafrique, selon la feuille de route établie à líElysée. "Pas évident à concevoir dans líancien pays de Bokassa", glisse un diplomate français comme pour souligner líampleur de la tâche. Enfin, interrogé quant au coût financier de líintervention française, "il est quatre fois moins lourd que líopération menée au Mali", précise líElysée pour rassurer líopinion française.

 



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