Archive

RCA: Passation de commandement entre les forces de la CEEAC et la MISCA

Le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), l'ambassadeur Ahmad Allam-Mi, arrive cette fin de semaine à Bangui, capitale centrafricaine

 

Il assistera à une cérémonie de transfert d'autorité entre la Mission de la commission défense et sécurité de la CEEAC pour la paix en République Centrafricaine (MICOPAX2) et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA, une force sous commandement de l'Union Africaine), annonce la CEEAC dans un communiqué. Les vols commerciaux vers Bangui étant suspendus, le patron de la CEEAC et sa suite se rendront à Bangui à bord d'un vol privé dans les dates et les horaires qui n'ont pas été communiqués pour des raisons de sécurité.
La MISCA remplacera les soldats de la MICOPAX 2 opérationnels dans le pays depuis plusieurs années. Mais les troupes de l'Afrique centrale conservent l'ossature de la nouvelle force qui passe sous mandat de l'Union africaine. Un général camerounais dirigera le volet militaire de la force qui sera placée sous la tutelle du général congolais (Brazzaville)à la retraite, Jean Marie Michel Mokoko. Le Gabon patronnera le volet police de la MISCA. Ces troupes travailleront en parfaite harmonie avec les 1.600 soldats français déjà sur place, indique-t-on.

 


© peaceau.org
consultations entre la Commission de l'Union africaine et le Secrétaire général de la Communauté économique des États d'Afrique centrale
La Fomac en chiffres
Initialement composée de quelques centaines d'hommes, la Fomac a été progressivement renforcée dès le début de l'offensive de la Séléka, en décembre 2012. Ses effectifs sont aujourd'hui d'environ 2 600 hommes. Ils seront rejoints dans les prochains jours par 450 militaires burundais (principalement des éléments d'infanterie équipés par la CEEAC), avant que 400 Camerounais et deux unités mixtes (une aérienne et une de génie) ne viennent la renforcer.

Basée à Bangui, elle effectue des missions ponctuelles à l'intérieur des terres, comme lors des affrontements sanglants de Bossangoa et Bouar, dans le nord-ouest du pays. En octobre, une compagnie mixte de 120 soldats composée de Tchadiens, de Gabonais et de Congolais, a également été déployée à Bangassou (Sud) pour tenter de réduire les tensions entre jeunes chrétiens, jeunes musulmans et membres de la Séléka.

Les troupes de la Fomac
Tchad : 800 militaires accompagnés de 50 policiers
Congo-Brazzaville : 500 militaires
RDC : 50 policiers
Cameroun : 500 militaires (1 élément de gendarmerie et 2 compagnies militaires)
Guinée-équatoriale : 200 militaires
Gabon : 500 militaires

Le 19 décembre, cette force sera remplacée par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca). Ses effectifs devraient atteindre 3 650 personnes, dont 3 500 en uniforme. Les prémices du concept de l'opération, son mandat et son financement ont été abordés à Addis-Abeba, où officiers de la CEEAC, de l'Union africaine et des experts internationaux se sont réunis début octobre. Le commandement militaire a été attribué au général camerounais Tumenta Chomu Martin.

 



Commentaire


Retour en haut