Archive

Centrafrique: Le Drian à Bangui et Bossangoa, puis N'Djamena au Tchad

Le ministre français de la Défense est arrivé à Bangui, la capitale centrafricaine ce vendredi matin

 

Objectif : faire le point de la situation avec les militaires français et africains engagés en Centrafrique, mais aussi avec les autorités de transition. Puis il s'envolera dans la soirée pour N'Djamena. Une semaine après le début de l'opération militaire française Sangaris, et moins de trois jours après la visite à Bangui de François Hollande, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est arrivé à son tour dans la capitale centrafricaine, ce vendredi 13 décembre matin. En arrivant, il a tenu une réunion avec les responsables africains de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), qui compte environ 3 000 hommes et dont Sangaris, avec 1 600, hommes a pour mission d'aider le déploiement. Puis il s'envolera pour Bossangoa, un des épicentres des violences communautaires et confessionnelles des derniers mois dans le pays, où plusieurs centaines de soldats français sont déployés.

 


© Autre presse
Le ministre français de la Défense est à Bangui!
Rencontre avec Djotodia
À son retour à Bangui, il a prévu de faire le point avec le chef des forces françaises en RCA, le général Francisco Soriano, et de rencontrer le président centrafricain de transition, Michel Djotodia. Enfin, dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il sera reçu par le président Idriss Déby Itno, a-t-on précisé dans son entourage.

Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport où environ 45 000 personnes, fuyant les violences de Bangui, s'entassent dans un camp improvisé dont les conditions sanitaires sont proches de la "catastrophe", selon les rares responsables humanitaires présents sur place.

Le président François Hollande s'est lui-même rendu mardi, 10 décembre au soir à Bangui, au retour de la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela à laquelle il a assisté en Afrique du Sud. Il a alors jugé la mission française, sous mandat de l'ONU, "dangereuse" mais "nécessaire" si l'on veut "éviter un carnage" dans le pays.

 



Commentaire


Retour en haut