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Pourquoi ce chaos en Centrafrique? Il faut une solution politique díurgence

Notre pays est tombé au plus bas. Et je me demande à quelle sauce vont être mangées les populations demain

 

Depuis son accession à líindépendance, notre pays la Centrafrique est resté le pays le plus pauvre de la terre. En cinquante trois années díexistence, ce pays est le champion du monde de guerre civile. La RCA a même battu tous les records de líinstabilité politique: Que des coups díétats à répétitions, que des mutineries, que de la misère, que des tueries odieuses. Mais depuis le coup de force des rebelles de la SELEKA ayant favorisé líaccession de Michel Djotodja à la tête de ce pauvre pays, le sol semble síaffaisser littéralement sous nos pieds. Toute líétendue du territoire de notre pays subit les affres de cette guerre, fruit de la bêtise humaine. Chaque village, chaque recoin de la Centrafrique, chaque préfecture, chaque sous-préfecture a eu et continue de recevoir son lot de malheur. Les malheureux évènements en cours, les massacres perpétrés par cette mosaïque de milices et mercenaires qui sévissent dans le pays en sont une illustration. On égorge comme des moutons, on tue comme des mouches, on pille sans merci. Chrétiens, musulmans et non croyants, aucune catégorie de la population níest épargnée.

 


© journaldebangui.com
Chancel Sekode Ndeugbayi
La situation est épouvantable et catastrophique. Heureusement que les forces internationales dont líarmée française sont là pour réduire ou tenter de limiter les dégâts. Díores et déjà, la situation síest considérablement détériorée, líheure est grave. Notre pays est tombé au plus bas. Et je me demande à quelle sauce vont être mangées les populations demain. La seule question qui me taraude est la suivante: Le centrafricain aime-t-il vraiment son pays la Centrafrique ?

Je pense que cette question vaut díêtre posée et chacun de nous devra se regarder dans la glace et demander pardon pour tout le mal que nous avons commis directement ou indirectement, de près ou de loin dans ce pays. Oui, pourquoi cette question de líamour de la patrie ? Parce que

Aimer son pays, cíest protéger le peuple
Aimer son pays, cíest écouter le peuple.
Aimer son pays, cíest accepter líautre ;
Aimer son pays, cíest mourir pour lui
Aimer son pays, cíest vouloir le bien du peuple

Aimer son pays cíest refuser de coaliser avec des mercenaires étrangers pour venir tuer, violer et piller impunément les ressources de líEtat.
Aimer son pays, cíest accepter líautre tel quíil est.
Aimer son pays, cíest accepter le vivre ensemble.
Aimer son pays, cíest vouer sa vie pour lui.

Enfin, Aimer son pays, CíEST LE SERVIR SANS LíASSERVIR!


Alors, depuis líindépendance, le centrafricain a-t-il vraiment aimé son pays ?
Depuis Dacko, Bokassa, Kolingba, Patassé, Bozizé et aujourdhui Djotodja,
Nos dirigeants ont-ils vraiment aimé la Centrafrique ? Nos dirigeants ont-ils vraiment été au rendez-vous de líhistoire ? Chacun de nous devra strictement y méditer. Síagissant de líactualité du moment, Aujourdíhui, je pense pour ma part que le seul aspect « la sécurité et líhumanitaire »ne suffit pas. IL FAUT UNE MESURE POLITIQUE DíURGENCE. IL FAUT UNE SOLUTION STRICTEMENT POLITIQUE. IL FAUT ABSOLUMENT UNE SOLUTION POLITIQUE DE RIGUEUR.

Vivement que tous ces massacres se terminent
Vivement que le mal soit conjuré à la racine.
Vivement que le peuple centrafricain puisse enfin accéder à un degré supérieur de conscience, condition sine qua non pour líintérêt général de la nation.

Je crois en un lendemain meilleur pour tout le peuple, Oui je crois que tout est possible. Demain sera un autre jour.

Chrétiens, musulmans, animistes, ne cédez à la manipulation des hommes politiques, politicards et assoiffés du pouvoir qui prennent notre cher et beau pays en otage.
Cultivons la Paix.
Que Dieu bénisse la Centrafrique.

Paris, le 7 décembre 2007

Chancel Sekode Ndeugbayi

 



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