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Centrafrique : Human Rights Watch parle de « stratégie criminelle »

Selon cette ONG le terme de « génocide » níest pas du tout adapté à la situation qui prévaut actuellement dans ce pays

 

Líorganisation de défense des droits de líhomme, Human Rights Watch (HRW) a déclaré dans la capitale française le 26 novembre, que les groupés armés centrafricains ont mis sur pied une « stratégie criminelle ». Et selon líONG cíest cette stratégie qui est à líorigine des pillages, des meurtres, etc, quíon observe ces derniers temps dans le pays. Mais il serait un peu fort díutiliser le terme de « génocide » pour líinstant. On peut parler d'une stratégie criminelle de ces groupes, mais il n'y a pas de coordination entre eux, pas de planification. Le terme de génocide n'est pas adapté. D'ailleurs, le ministre Laurent Fabius a parlé devant nous de catastrophe, a déclaré à l'AFP le directeur France de HRW, Jean-Marie Fardeau. En effet, Celui-ci ainsi que quinze autres représentants díONG, ont été reçus au ministère des Affaires étrangères à Paris. Et on notera quíau terme de cette rencontre, le mot « génocide » ne sera plus utiliser par Laurent Fabius devant la presse, alors quíil avait déclaré le 21 novembre dernier que la Centrafrique était « au bord du génocide ».

 


© mosaiquefm.net
Il s'agit d'arrêter la catastrophe en République centrafricaine et de reconstruire un pays qui n'existe plus, dira-t-il cette fois-ci. Cependant, son discours continuera díêtre alarmant. Car selon lui, la situation en RCA est une situation d'implosion, qui risque d'avoir des conséquences sur les pays voisins. La France s'apprête díailleurs à renforcer ses troupes en Centrafrique avec le déploiement prochain d'un millier de soldats en appui aux forces africaines de la Misca. Le calendrier est serré. Les bandes armées en profitent pour se livrer à des razzias et des massacres. Des villages sont brûlés, pillés. Les habitants sont tués ou sont en fuite dans la brousse, a indiqué M. Fardeau selon qui, les villes doivent faire face à une prévalence incroyable de la malaria, à la malnutrition et où la santé maternelle est dramatique. Les régions les plus touchées, selon lui, sont celles du Nord et de l'Ouest du pays, à Bossangoa, Bouar, Bouca, Bossambélé. Mais il y a aussi des zones qui sont sans aucun contrôle, où il n'y a pas d'ONG, comme à Birao dans le Nord.

On assiste à des représailles ciblées à la fois contre des villages chrétiens et musulmans et les civils en sont les premières victimes, raconte le responsable français de HRW, évoquant les violences des combattants de l'ex-Seleka dirigées contre des villages chrétiens où se sont constituées des milices villageoises attaquant des villages musulmans. Dans les derniers temps, et ce n'est pas dans la tradition centrafricaine, a relevé M. Fabius devant la presse, ces actions, ces combats, ces affrontements ont pris souvent un tour ethnique et religieux alors que les autorités religieuses, catholiques ou musulmanes, sont au contraire très attachées à un fonctionnement harmonieux.


 



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