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Centrafrique : Les magistrats entrent en grève

Les magistrats centrafricains ont décidé lundi de suspendre leurs activités pour une durée d'un mois en signe de protester contre l'assassinat de leur collègue par la Séléka

 

Nous avons décidé d'un arrêt de travail pour une durée d'un mois à compter de ce jour. Le but est de demander aux autorités du pays, que la lumière soit faite sur la mort de notre collègue et de son garde du corps qui ont été abattus froidement. Nous demandons également à connaître les commanditaires, a confié à Xinhua le Secrétaire général de l'amical des magistrats centrafricains, Yves Kokoyo. M. Kokoyo a précisé que le parquet est déjà saisi pour que des enquêtes soient menées afin que les présumés coupables répondent de leurs actes devant la justice du pays. Une marche pacifique sera organisée le vendredi prochain pour alerter l'opinion nationale et internationale sur des cas d'assassinats enregistrés ces derniers jours dans la capitale centrafricaine, a-t-il ajouté.

 


© Bêafrika Sango
Les magistrats entrent en grève
Le magistrat Modeste Martineau Bria, directeur général des services judiciaires et son aide de camp, ont été froidement abattus dans la nuit de samedi à dimanche au quartier Sica II, dans le 2ème arrondissement de Bangui au moment où ils sortaient d'une buvette, par des éléments de l'ex-Séléka qui ont ouvert le feu sur eux. Cet assassinat a provoqué la colère des habitants des quartiers situés dans cet arrondissement et des environs, qui ont érigé des barricades sur la voie et brûlé des pneus. Plusieurs personnes ont été blessées au cours de cette manifestation. Dans un communiqué publié le dimanche, le ministère centrafricain de la Sécurité publique a indiqué que les trois assassins du magistrat ont été abattus par les forces de l'ordre alors qu'ils résistaient à leur tentative d'interpellation. La ville de Bangui est devenue le théâtre d'affrontements entre la population civile et les ex-rebelles jugés coupables de viols, de tueries et de pillages. Cependant, le pouvoir de Bangui multiplie les accusations de manúuvres de déstabilisation contre les partisans de l'ancien président François Bozizé.

 



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