Archive

Centrafrique: la France renforce son dispositif militaire

Selon le site internet la-croix.com, plus de 250 militaires français devraient partir ce jeudi 13 novembre

 

Líinformation est confidentielle. Plusieurs centaines de parachutistes (au moins deux compagnies, plus de 250 hommes) devraient quitter la France jeudi 13 novembre pour la République centrafricaine (RCA), a appris La Croix de source militaire. Parmi eux, le Groupement commandos parachutistes (GCP) de la 11e brigade parachutiste, habitué à être engagé pour préparer líarrivée de forces supplémentaires en zone hostile. Cette opération spéciale et confidentielle níentre pas dans le cadre de la relève du dispositif militaire français déployé en Centrafrique, mais dans celui du renforcement de la présence française dans ce pays.

 


© francetvinfo.fr
la France renforce son dispositif militaire en Centrafrique
Pour líheure, 450 militaires français sont déployés pour assurer la sécurisation de líaéroport MíPoko de Bangui, la surveillance des points díintérêts français (Areva extrait de líuranium dans ce pays) et la sécurité des ressortissants français. Ils sont commandés depuis le 30 octobre par le colonel Vincent Tassel, chef de corps du 8e régiment parachutiste díinfanterie de marine (8e RPIMa). En envoyant de nouveaux renforts, la France síengage plus nettement encore sur le théâtre centrafricain, contrairement à ce quíaffirmaient líÉlysée et le ministère de la défense à La Croix la semaine dernière.

Le Mali était une exception
Líun des grands architectes de la politique africaine de François Hollande, interrogé sur ce point, avait affirmé : « Cíest une rumeur sans fondement. Nous níavons pas líintention de nous engager plus avant en Centrafrique, car cíest aux Africains de le faire, en premier lieu les pays voisins de la RCA comme le Tchad ou le Cameroun. Le temps où la France envoyait son armée pour résoudre les problèmes des Africains est derrière nous. Le Mali était une exception. Ce que nous avons fait pour lui, nous ne le ferons pas en RCA ! » Interrogé également sur ces préparatifs, le porte-parole de líarmée, le colonel Jaron admettait alors quíil y avait « bien en ce moment des soldats qui se préparent à partir pour Bangui. Mais cíest dans le cadre normal de la relève. »

Une nouvelle force africaine
Líarmée française níest pas la seule à être engagée sur place. À son côté sont présents 2 600 militaires africains de la Force multinationale de líAfrique centrale (Fomac) envoyés par la Communauté économique des États díAfrique centrale (CEEAC). Ils sont principalement basés à Bangui. La Fomac a aussi déployé une compagnie à Bangassou (sud) pour apaiser les tensions entre les communautés chrétiennes, musulmanes et les rebelles armés de la Séléka. Mais, de sources locales, líefficacité de ces soldats (tchadiens, camerounais, congolais des deux Congo, gabonais, guinéens) níest pas convaincante, car ils sont mal payés, mal entraînés et peu motivés. Le 19 décembre, les effectifs de la Fomac vont être versés dans une nouvelle force africaine, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), qui agira sous líégide de líUnion Africaine. Cette force Ė 3 650 hommes commandés par le général camerounais Tumenta Chomu Martin Ė aura líappui de líONU.

 



Commentaire


Retour en haut