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Ouagadougou: Rencontre sur líITIE

Des représentants de la Société civile de Centrafrique sont dans la capitale burkinabé, qui abrite les travaux sur la nouvelle règle de líInitiative de transparence des industries extractives (ITIE)

 

Les représentants de la Société civile de quatorze pays d'Afrique francophone vont se réunir à partir de mardi à Ouagadougou, la capitale burkinabé, sur la nouvelle règle de líInitiative de transparence des industries extractives (ITIE), ont annoncé les organisateurs. Il s'agit d'une initiative de l'Organisation pour le renforcement des capacités de développement (ORCADE) avec l'appui de Revenu watch institute qui regroupera, jusqu'à jeudi prochain, une quarantaine de participants venant du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo Brazzaville, de la Côte díIvoire, du Gabon, de la Guinée-Conakry, de Madagascar, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, de la Républicaine centrafricaine, de la RD Congo, du Tchad et du Togo.

 


© journaldebangui.com
Ces pays doivent désormais relever les défis de mise en úuvre de la nouvelle règle de líInitiative de transparence des industries extractives adoptée au niveau international début 2013. Cette nouvelle norme conserve la majorité des exigences contenues dans les anciennes règles de líITIE, mais introduit díimportantes innovations. "La restructuration vise à élargir la portée de líITIE et à encourager líappropriation nationale des efforts en matière de réformes de transparence accomplis par les Etats", indique-t-on. Ainsi, au-delà de la publication des paiements effectués par les compagnies minières et pétrolières, la nouvelle norme ITIE couvre díautres pans de la chaîne de décision: les permis de recherche minière et pétrolière, la production, líimplication des entreprises publiques, le transfert des revenus aux autorités locales et la divulgation publique des contrats et licences qui fixent les conditions díexploitation du pétrole, du gaz et des minéraux.

Le sous-sol du continent africain renferme díénormes richesses minières, du pétrole et du gaz, dont la gestion transparente et au profit de toutes les populations, apparaît comme un défi majeur. Ainsi, les pays díAfrique sont victimes de transferts illégaux de capitaux évalués annuellement à 50 milliards de dollars américains. Cette enveloppe dépasse le montant annuel de líAide publique au développement (APD) consacrée au continent, une fuite de capitaux dont la partie la plus importante provient de la nébuleuse des industries extractives (contrats léonins dans líexploitation minière, pétrolière et gazière). Le cas de líimmense mine de fer de Simandou, en Guinée forestière, est édifiant à cet égard, pour de nombreux observateurs. Il síagit díune concession minière scandaleuse acquise pour 160 millions de dollars américains et rétrocédée un peu plus tard à plusieurs milliards de dollars américains.

 



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