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Rapport: un résumé de la situation en RCA par lí Unicef

Les combats récurrents et l'instabilité ont plongé le pays dans une situation de crise aiguë, avec de graves impacts sur les conditions de vie des populations civiles

 

En décembre 2012, différents groupes rebelles se sont rassemblés sous le nom de Séléka (« coalition » en sango) et ont occupé successivement les villes du nord-est, du centre et du centre-est du pays. Entre le 23 et le 25 mars 2013 les troupes de la Séléka sont entrées dans la capitale Bangui, ont pris le pouvoir et ont annoncé un gouvernement díunion nationale comprenant des ministres issus des différents groupes rebelles, de partis díopposition et de la société civile. Ce gouvernement de transition síest engagé à organiser des élections sous 18 mois.

Les combats récurrents et l'instabilité ont plongé le pays dans une situation de crise aiguë, avec de graves impacts sur les conditions de vie des populations civiles, en particulier des enfants qui subissent insécurité, violences, déplacements, manque de nourriture, non accès aux soins et à l'éducation... 394 900 personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays et 61 000 ont trouvé refuge dans les pays voisins.

Le système éducatif a été gravement touché par cette crise : les écoles ont fermé dans quasiment tout le pays (et un grand nombre díécoles reste encore fermé) les directeurs, enseignants et les élèves ont fui, les écoles et les bureaux des autorités scolaires ont été pillés.
Unicef-RCA

 

Synthèse de líUnicef
En décembre 2012, différents groupes rebelles rassemblés sous le nom de Séléka (« coalition » en sango) ont lancé une campagne militaire qui a abouti à la prise de Bangui le 24 mars. Le système éducatif a été gravement touché par cette crise : les écoles ont fermé dans quasiment tout le pays (et un grand nombre díécoles reste encore fermé) les directeurs, enseignants et les élèves ont fui, les écoles et les bureaux des autorités scolaires ont été pillés. Le Cluster a mené cette évaluation conjointe afin de mesurer líimpact de la crise sur líéducation, díidentifier les besoins potentiels dans le secteur de líéducation, et de fournir les informations nécessaires à la planification de la réponse.

Principaux résultats
Une stratégie d'échantillonnage stratifié - dirigé (stratifié selon zones urbaines / rurales) a été utilisée pour évaluer 176 écoles primaires1 dans 11 des 17 préfectures du pays (líenquête a eu lieu entre le 15 et le 30 août 2013). Des entretiens structurés ont été menés auprès d'informateurs clés et / ou groupes de discussion dans les écoles et les données ont été compilées et analysées au niveau national par le Cluster Education. Les résultats à líéchelle nationale sont résumés ci-dessous, les résultats au niveau des préfectures se retrouvent plus loin dans le rapport.
Recommandations

Comme le montrent les conclusions de ce rapport, les combats et la crise récente ont durement touché le secteur de l'éducation en République centrafricaine. Cíest tout le secteur à líéchelle du pays qui a besoin díun soutien et díune assistance des acteurs nationaux et internationaux. Les résultats de cette évaluation montrent par contre que toutes les préfectures níont été pas également touchées par la crise. Une priorité particulière devrait être accordée à la Bamingui- Bangoran, Haute-Kotto, Kémo, Nana-Grébizi, Ombella-M'poko et Ouaka. En raison des violents combats qui ont éclaté dans l'Ouham et l'Ouham-Pendé, ainsi que des déplacements de population qui ont eu lieu dans ces deux préfectures et dans la partie nord de la Nana-Mambéré, ces zones devront également être priorisés et des mesures doivent être prises pour répondre aux besoins des personnes déplacées. Le rapport adresse des recommandations à différents intervenant que sont le Ministère de líEducation, líUNICEF, le PAM, les ONGs internationales et nationales et au Cluster Education.

Líintégralité du Rapport ICI

 



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