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Bangui: 3 morts dans des heurts entre des ex-rebelles Séléka

L'incident déclaré à PK12, un quartier de Bangui, aurait été provoqué par le vol d'une arme d'un ex-rebelle de la Séléka par un ressortissant tchadien

 

Selon des sources concordantes contactées, trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des heurts survenus dans la nuit de mardi à mercredi à Bangui entre les ex-rebelles de la Séléka de l'ethnie Goula à laquelle appartient le chef de l'Etat de la Transition Michel Djotodia et des ressortissants tchadiens. L'incident déclaré à PK12, un quartier de Bangui, aurait été provoqué par le vol d'une arme d'un ex-rebelle de la Séléka par un ressortissant tchadien, d'après les témoignages "Les Goula très mécontents de ce comportement ont tué deux Tchadiens la nuit vers 23h00 (22h GMT). Des échanges de tirs ont eu lieu toute la nuit", a expliqué à Xinhua un habitant du quartier.

 


© afrik.com
Image d'illustration
Les échanges des tirs annoncés ont repris mercredi vers 12h00, provoquant une panique généralisée dans le quartier qui a occasionné une paralysie de líadministration et des commerces. Les élèves ont dû être libérés. Les forces françaises et les éléments de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) présentes dans la capitale centrafricaine en vue d'aider à la stabilisation du pays sont intervenus par ramener le calme dans cette agglomération située à la sortie vers le Cameroun et vers la ville de Damara.

C'est depuis le 24 mars, date de la prise du pouvoir de Michel Djotodia au détriment du régime de François Bozizé que les violences et l'insécurité se sont aggravées dans ce pays pauvre d'Afrique centrale. Les Goula accusent les ressortissants tchadiens de l'ex-rébellion de la Séléka d'être les principaux auteurs des exactions commises. D'après un ressortissant de l'ethnie Goula rencontré par Xinhua, cet affrontement était prévisible. "Nous, Goula, voulons finir avec les ressortissants tchadiens de l'ex-Séléka, car, ils sont en train d'entraîner le pays vers un conflit religieux", a-t- il ajouté. Déjà, une pétition avait été lancée en juin par un regroupement d'organisations de la société civile pour réclamer le retrait des soldats tchadiens de la FOMAC, en cours de mutation en Mission internationale pour le soutien à la Centrafrique (MISCA) sous mandat de l'Union africaine (UA).

 



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