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Doing Business 2014: la Centrafrique se classe devant le Tchad

Le pays a facilité le commerce transfrontalier en réhabilitant des tronçons de la route menant à la frontière avec le Cameroun

 

La Banque mondiale a publié mardi 29 octobre son rapport annuel sur líenvironnement comparatif des affaires dans le monde. Ce rapport intitulé «Doing Business 2014» («Faire des affaires en 2014») est basé sur des indicateurs relatifs aux réglementations régissant la création et la gestion des entreprises dans 189 pays. Les spécialistes ont passé au crible les réformes engagées par ces pays pour faciliter líimplantation des entreprises locales ou étrangères sur leur sol. Sa préparation a exigé le concours de 13 000 experts extérieurs. Sans compter la trentaine de spécialistes maison qui ont travaillé sur ce rapport.

 


© journaldebangui.com
La Centrafrique avant dernière: 188/189
Le classement auquel le rapport 2014 aboutit distingue le même quinté gagnant que líannée précédente: Singapour, suivi de Hong Kong, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et le Danemark. LíAllemagne se classe 21e et la France qui était 34e dans líédition précédente a reculé au 38e rang mondial. Les trois pays africains, à savoir la Libye, le Centrafrique et le Tchad, qui ferment le classement, seraient, selon la grille de lecture de la Banque mondiale, les économies les moins favorables aux affaires. En effet, la République centrafricaine, qui se classe à la 188ème position avant son grand voisin le Tchad, a facilité le commerce transfrontalier en réhabilitant des tronçons de la route menant à la frontière avec le Cameroun. Le Tchad qui pointe à la dernière position a facilité le transfert de propriété en abaissent la taxe de transfert de propriété. Cependant, le Tchad a rendu le commerce transfrontalier plus difficile en introduisant un nouveau document pour líexportation et pour l'importation.

Un rapport phare
«Doing Business» est un rapport phare du groupe de la Banque mondiale, avec des dizaines de milliers de citations dans les médias et les revues académiques. Lancé en 2003, il en est à sa onzième édition. Deux mots sur sa méthodologie. Elle se veut pragmatique et se fonde sur des critères extrêmement factuels : la création díentreprises, líobtention de permis de construire, le raccordement à líélectricité, le transfert de propriété, líobtention de prêts, la protection des investisseurs, le paiement des taxes et díimpôts, le commerce transfrontalier, líexécution des contrats, le règlement de líinsolvabilité et líembauche des travailleurs. Le classement global des pays selon la facilité de faire des affaires est basé sur ces indicateurs. Autre caractéristique de cette évaluation: elle concerne les réglementations en vigueur pour les PME de chaque pays et ne tient pas compte des conditions spécifiques aux multinationales.

 



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