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Centrafrique: Les prisons face au VIH/Sida

DesLes régisseurs et gardiens(nes) de prison ont suivi une formation sur la prévention du VIH et les droits humains

 

Cíétait en présence du représentant du Ministre de la justice garde des sceaux, le directeur de líadministration pénitentiaire Alain Gbazialé. Selon líun des organisateurs, la tenue de ces deux jours díatelier de formation de 13 régisseurs, 10 gardiens(nes) de prison et 7 membres des Ong úuvrant dans les prisons va permettre aux autorités judiciaires, au personnel carcéral et les détenus díaméliorer leurs connaissances sur la prévention de la propagation du VIH Sida et les droits humains. Durant deux jours, les participants seront entretenus sur les généralités du VIH/Sida en milieu carcéral, sur la tuberculose, le VIH Sida dans les prisons avec comme volet prévention et prise en charge, les instruments juridiques nationaux et internationaux de protection des droits humains, et les principes généraux édités par líassemblée générale des Nations Unies pour la protection de toutes personnes soumises à quelconque détention ou emprisonnement.

 

Pour le représentant du Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS) le Dr Dieudonné Yazipou, les prisons sont des lieux où le risque de transmission du VIH est extrêmement élevé à cause de la toxicomanie, les rapports sexuels non protégés, la violence, le viol etc. A líen croire, le VIH est dans de nombreux pays un problème grave de santé pour les populations carcérales et constitue un sérieux défi pour les services pénitentiaires, les services de santé publique et les gouvernements. Cette formation, qui constitue un tournant décisif dans la lutte contre líinfection à VIH dans ce milieu carcéral fera désormais partie intégrante des stratégies de la riposte nationale à cette pandémie a indiqué Dr Yazipou. Pour atténuer líimpact du VIH dans les prisons, il est donc nécessaire de sensibiliser les prisonniers au VIH, díencourager líéducation par les pairs et de fournir un accès aux interventions préventives, telles que la mise à disposition des préservatifs et autres moyens. a souhaité Gaspard Nylinkindi, représentant du coordonnateur de líOnusida en RCA
Il a díailleurs fait remarquer que les détenus conservent la majorité de leurs droits fondamentaux, celui de jouir díun état meilleur de santé et de sécurité personnelle possible. Cíest pourquoi, selon lui, líOnusida souligne avec force que, líincarcération est une privation de liberté en vertu díune décision judicaire. Par conséquent, elle ne doit priver la personne condamnée díaucun des autres droits reconnus. De sources officielles, cette session de formation est organisée par le Ministère de la Justice avec líappui technique et financier de líOnusida.

 




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