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RCA: le Conseil de sécurité déçoit la France

Comment Paris nía pas eu des Nations unies le soutien nuancier et logistique au profit de la MISCA

 

Les pays de la sous-région, et tout autre pays membre de l'Union Africaine, vont «en temps utile» appuyer la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA). Le Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-moon est chargé de présenter au Conseil de sécurité «des options détaillées pour un soutien international à la MISCA, y compris sa transformation éventuelle en une mission de paix de l'ONU, sous réserve que les conditions sur le terrain le permettent». Pour Charles Armel Doubane, ambassadeur de RCA à l'ONU, «cette résolution répond parfaitement aux attentes de mes compatriotes», a-t-il déclaré avant de continuer:« la RCA qui était oubliée est maintenant devant les projecteurs». Le gros déçu dans l'affaire, c'est Gérard Araud, ambassadeur de France à l'ONU. L'on se souvient quíen marge de la 68e Assemblée Générale de l'ONU en septembre dernier, la situation en RCA a été à l'origine de trois réunions. A chacune de ces réunions, où l'on remarquait la présence de Ban Ki-Moon, la France avait porté le cas centrafricain au Conseil de sécurité de l'ONU. Tant tous les intervenants à ces meetings en marge de l'AG alarmaient de la «somalisation de la RCA».

 


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Paris espérait une résolution en faveur d'un soutien financier et logistique de la MISCA par la communauté internationale. Et le volet financier tant souligné ne sera jamais abordé par la résolution 2121. «La France ne va pas faire en RCA ce qu'elle a fait au Mali, où elle a ré- pondu à une urgence», a-t-il dit avant de révéler que son pays fera passer son contingent militaire à Bangui de 450 hommes à 700. Juste ça. Pour le Conseil de sécurité de l'ONU, ce qui se passe actuellement en RCA, s'appelle: «effondrement total de l'ordre public». Et c'est cette situation- là qui est à l'origine de «la détérioration considérable de la situation sécuritaire et l'aggravation des tensions intercommunautaires» dans ce pays. A l'origine de ce désastre? Pardi, le coup de force des rebelles armés de la Seleka. Ces hommes partis du Nord ont en effet réussi à chasser François Bozize du pouvoir. Et depuis le 18 août dernier, Michel Djotodia se réclamant à la tête de la Seleka, a prêté serment comme le président de la transition. Mais, rien nía changé en RCA.

Fabius à Bangui A en croire Laurent Fabius, le ministre français des affaires étrangères, en visite à Bangui le 13 octobre dernier, « la RCA a connu, dans le passé, des situations graves, très graves. Mais jamais la RCA n'avait connu une situation aussi dramatique». De- puis qu'ils sont maîtres à Ban- gui, les hommes de la Seleka se livrent à des assassinats, pillages et tant d'autres exactions qui causent des milliers de dé- placés à l'intérieur du pays, et des milliers de réfugiés dans les pays voisins. Aujourdíhui, des milices se réclamant de l'autodéfense surgissent çà et là dans le pays. Le Conseil de sécurité a, une fois de plus, condamné « la prise de pouvoir par force de la coalition Seleka le 24 mars dernier. Et le Conseil de sécurité a exigé que la Seleka et les autres milices déposent immédiatement les armes». Ceci afin de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire aux populations en RCA. Le Conseil de sécurité a également de décidé de renforcer le mandat du Bureau des Nations unies pour la consolidation de la paix en RCA. Ce mandat prévoit concrètement un appui à la mise en úuvre du processus de transition, en facilitant la mise en úuvre du processus électoral. En plus de la prévention des conflits et l'assistance humanitaire, ainsi que la stabilisation des conditions de sécurité.

 



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