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Centrafrique: Djotodia invite les musulmans à cultiver la paix

Le Président de la transition, a célébré ce 15 octobre la fête de tabaski à la mosquée centrale de Bangui

 

La cérémonie religieuse était dirigée par líImam Mamadou Tidiani Moussa qui dans sa prédication a exhorté les musulmans à rechercher la paix et la cohésion sociale en cette période de crise. Un accent particulier a été mis sur la bonne relation qui a existée et qui devra exister entre musulmans et chrétiens de la Centrafrique. Un message qui a été renchéri en langue sango par le chef d'État de transition Michel Djotodia dans un message adressé à la mosquée Centrale de Bangui, à l'occasion de cette fête de Tabaski. Les musulmans de Centrafrique doivent "cultiver la paix et la solidarité envers tous", a-t-il déclaré. Selon Michel Djotodia, les musulmans de Centrafrique doivent référer aux enseignements coraniques car, «il est hors de question que les musulmans et les chrétiens s'affrontent. Ces deux groupes ont toujours vécu en parfaite harmonie».

 


© africatime.com
La mosquée centrale de Bangui
La crise de confiance entre les chrétiens et les musulmans est apparue avec les violences commises contre les populations par des membres de l'ex-rébellion de la Séléka dont certains combattants sont musulmans venus de Tchad et du Soudan. Dans l'arrière-pays, des groupes d'autodéfenses composés de jeunes à majorité chrétiens s'organisent pour attaquer les positions des ex-rebelles de la Séléka qui a pris le pouvoir par la force le 24 mars dernier. Après des affrontements à Bossangoa, Bouca, Bangassou et Gaga, ces jeunes d'autodéfenses ont réussi à déloger depuis le 6 octobre les ex-rebelles dans la localité de Bogangolo, située à 171 km à la sortie nord de Bangui.

Selon les dernières informations diffusées sur la radio Ndeke Luka, un violent affrontement a opposé les groupes d'autodéfenses et les ex-Séléka vers Rafaï dans l'Est dont le bilan a fait 5 morts du côté Séléka et une centaine des maisons brulées. Une source militaire proche de l'ex-Séléka joint au téléphone par Xinhua a déclaré que «les autorités militaires du pays sont dépassées par la situation qui prévaut dans les villes de provinces». «Pour ramener la paix sur tout le territoire national, une conférence nationale souveraine s'impose aux dirigeants de la transition», a-t-il dit.

 



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