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Libye: la sécurité désormais sous contrôle

Le président du Congrès général national l’a assuré au cours de la conférence de presse qu’il a donné hier 10 octobre

 

Ça y est! Le Premier ministre libyen Ali Zeidan a recouvré sa liberté. Après quelques heures (trois heures) passées entre les bras de ses ravisseurs, il a été remis en liberté. Le groupe d'anciens rebelles qui l’a capturé lui reprochait d'avoir autorisé la capture par l'armée américaine d'un responsable d'Al-Qaida sur le sol libyen. Dans un discours diffusé à la télévision nationale, le Premier ministre a appelé au calme. Car, il ne voudrait pas provoquer une escalade et espère que ce problème sera réglé avec raison et sagesse. Selon le gouvernement libyen, Ali Zeidan, n’a pas été relâché, mais libéré car une action a été menée. Les hommes armés s'étaient emparés du Premier ministre hier à Tripoli, alors qu'il quittait l'hôtel Corinthia.

 


© Mahmud Turkia/AFP
Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, a été enlevé jeudi à l'aube par un groupe armé et a été "conduit vers une destination inconnue", a annoncé le gouvernement.
L'opération militaire américaine qui a eu lieu samedi 5 octobre à Tripoli a suscité la colère des mouvements islamistes, certains accusant le gouvernement d'en avoir été informé au préalable. Si le Congrès, la plus haute autorité politique du pays, a enjoint à Washington de lui remettre immédiatement Abou Anas Al-Libi, actuellement détenu sur un navire américain, M. Zeidan a, lui, affirmé que l'affaire n'affecterait pas les relations entre son pays et les Etats-Unis.

C’est la Cellule des opérations des révolutionnaires de Libye, dépendant officieusement des ministères de l’Intérieur et de la Défense, qui a revendiqué cet enlèvement, affirmant avoir arrêté le Premier ministre sur ordre du parquet général. Ainsi Zeidan a été arrêté conformément aux articles relatifs aux crimes et délits préjudiciables à l’Etat et aux crimes et délits préjudiciables à la sûreté de l’Etat, a précisé cette cellule. Depuis le renversement et la mort de Mouammar Kadhafi, les autorités de transition peinent à contrôler les groupes d’ex-rebelles. Pourtant elles ont confié de nombreuses tâches sécuritaires après la chute de Kadhafi en octobre 2011.

 



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