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Centrafrique: le Conseil de sécurité exige le règlement pacifique de la crise

L’organe central des Nations unies se dit prêt à adopter les «mesures appropriées»

 

Adoption de la résolution 2121 (2013)
Gravement préoccupé par «l’effondrement total de l’ordre public», «la détérioration considérable de la situation sécuritaire» et «l’aggravation des tensions intercommunautaires» en République centrafricaine, le Conseil de sécurité a exigé, ce matin, le règlement politique pacifique de la crise dans le pays, tout en se déclarant prêt à envisager «les mesures appropriées contre ceux dont les agissements compromettent la paix, la stabilité et la sécurité».

Dans la résolution 2121 (2013), adoptée à l’unanimité, le Conseil de sécurité exige ainsi «l’application immédiate» des dispositions de l’Accord de Libreville du 11 janvier 2013 et de la feuille de route adoptée au Sommet de N’Djamena du 18 avril 2013, qui doivent aboutir à l’organisation d’élections présidentielle et législatives libres et transparentes 18 mois après le début de la période de transition. Cette période de transition a commencé le 18 août 2013 lorsque le Président de la transition centrafricaine, M. Michel Djotodia, a prêté serment.

 


© un.org
La 7042e séance du Conseil de sécurité sur la RCA, le 10 octobre 2013
renforcement du mandat du Bureau des Nations Unies dans le pays
Condamnant de nouveau la prise de pouvoir par la force de la coalition Séléka le 24 mars 2013, «et les violences et pillages que cela a occasionnés», le Conseil exige également que tous les éléments de la Séléka et tous les autres groupes armés déposent immédiatement les armes. Il exige en outre de toutes les parties au conflit, en particulier la Séléka, qu’elles permettent l’acheminement sûr, libre et rapide de l’aide humanitaire à ceux qui en ont besoin.

Toujours en vertu de la résolution 2121 (2013), le Conseil de sécurité décide en outre de renforcer le mandat du Bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine. Le mandat du Bureau prévoit ainsi un appui à la mise en œuvre du processus de transition, en facilitant notamment la mise en œuvre du processus électoral.

Le Bureau fournira également un appui à la prévention des conflits et à l’assistance humanitaire, ainsi qu’à la stabilisation des conditions de sécurité. Le Secrétaire général devrait présenter prochainement des propositions concernant la protection du personnel et des installations des Nations Unies et, en particulier la création d’une unité de gardes.

S’agissant de l’appui fourni à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), autorisée par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine le 19 juillet 2013 pour aider à sécuriser le pays, le Conseil engage les pays de la région et les autres pays d’Afrique à participer à la mise en place de la Mission et les États Membres de l’ONU à l’appuyer efficacement «en temps utile».

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Enfin, le Conseil prie le Secrétaire général de lui présenter un rapport écrit sur la planification de la MISCA exposant les options possibles d’un appui de la communauté internationale, « y compris la possibilité de transformer la MISCA en une opération de maintien de la paix des Nations Unies, sous réserve que les conditions sur le terrain le permettent ».

«Fin au calvaire de la population Centrafricaine?»
L’adoption de cette résolution représente la « fin du calvaire » pour la population centrafricaine, a expliqué le représentant de la République centrafricaine, M. Charles Armel Doubane. « La crise sempiternelle » qui sévissait dans son pays est enfin sortie de l’oubli, s’est-il réjoui. «Cette résolution répond parfaitement aux attentes de mes compatriotes», a-t-il dit, en ajoutant qu’elle apportait une lueur d’espoir aux 4,6 millions d’hommes, de femmes et d’enfants de la Centrafrique. «Ambassadeur d’un État effondré», comme il s’est décrit lui-même, M. Doubane a exprimé sa gratitude à tous les membres du Conseil de sécurité.

la Résolution 2121 (2013) sur la RCA, adoptée par le Conseil de sécurité


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