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RDC: la relocalisation des refugiés centrafricains se passe mal

Les réfugiés centrafricains vivant au camp díInke, à 43 km de Gbadolite (Equateur) déplorent les conditions de leur hébergement quíils jugent les mauvaises

 

La prise en charge assurée par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) níest non plus de leur goût. Ils se plaignent notamment du manque díun repas quotidien varié et de médicaments. «On nía pas de variation díaliments ici. Cíest toujours le haricot et le soja. Il y a un abri quíon nous a donné. Mais il níy a pas de matelas, on nous a donné une petite natte. Au niveau du centre de santé, il y a toujours rupture des médicaments», témoigne un réfugié. A la suite de ces difficultés, certains réfugiés retournent dans leur pays díorigine, alors que díautres cherchernt des abris sur les ilots ou les bancs de sable le long de la rivière Ubangi frontalière à la RCA et à la RDC.

 


© unhcr.fr
Image d'illustration
Pour sa part, le HCR a indiqué quíun site à potentiel énorme pour líagriculture a été choisi pour ces réfugiés en vue de parvenir à équilibrer leurs repas. «Nous sommes même en pleine discussions avec la FAO. Et très bientôt, on espère lancer des projets de kits agricoles pour que les réfugiés puissent nuancer leur repas de tous les jours», a expliqué Geert Van de Casteele, chef de bureau du HCR en Equateur.

Le site díInke héberge plus de huit mille réfugiés centrafricains. Ces derniers ont commencé à affluer vers la RDC depuis mars dernier après la chute du président François Bozizé renversé par la rébellion de la Séléka. De nouvelles vagues ont été enregistrées par la HCR au Nord-Ubangi en septembre dernier. Ces réfugiés disaient avoir fui les exactions commises par des militaires de la Seleka, accusés díincendier des maisons, de commettre des exécutions sommaires et de piller des villages.

 



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