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Bossangoa-Bossembélé: l'ONU condamne les attaques

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est "très préoccupé" par la situation en République centrafricaine, qui "reste instable, imprévisible et anarchique"

 

Dans un communiqué publié dimanche 5 octobre, M. Ban "est particulièrement préoccupé par le nombre croissant d'attaques et de représailles ciblées contre les musulmans et les chrétiens, y compris par les incidents récents sur l'axe Bossangoa-Bossembélé", a indiqué le communiqué, ajoutant que le chef de l'ONU a vivement condamné ces attaques. M. Ban a exhorté les anciens rebelles de la Seleka, les groupes armés et toutes les autres parties de s'abstenir d'actes de violence contre les civils et de respecter les droits de l'homme, appelant les autorités centrafricaines à traduire en justice les auteurs des massacres et à protéger tous les citoyens de ces attaques.

 


© ONU/Rick Bajornas
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon
Le BINUCA vivement consterné par líattaque au village Korom MíPoko
Le Bureau intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) exprime sa vive consternation suite à la récente attaque violente, à caractère religieux, survenue le 04 Octobre dans la localité de Bossangoa, au village Korom (axe Bossembele). Vu la récente montée de conflits intercommunautaires, notamment dans les localités de Bossangoa et Bangassou, le BINUCA condamne avec la plus grande fermeté toutes violences, de quíelle nature quíelle soit. Il appelle les autorités centrafricaines à prendre des mesures conséquentes car cet incident souligne le besoin urgent díun regroupement de tous les groupes armés au niveau des chefs-lieux des provinces dans le but díéviter toute dégradation de la situation sécuritaire. Le BINUCA exhorte les acteurs politiques et religieux à jouer un rôle constructif pour líapaisement et la cohésion sociale dans le pays. Face à cette attaque, le BINUCA appelle les autorités de la Transition à prendre les mesures nécessaires pour une investigation afin de déterminer les auteurs de cette attaque et les traduire en Justice.

Depuis que l'ancien président, Francois Bozizé, a fait part de sa volonté de récupérer le pouvoir en août, près de 100 personnes ont été tuées en septembre dans les combats entre les partisans de M. Bozizé et les forces loyales au président de transition Michel Djotodia. La Centrafrique est tombée dans le chaos depuis que les rebelles de la Seleka ont pris le contrôle de la capitale, Bangui, et renversé M. Bozizé en mars. M. Djotodia, qui est monté au pouvoir à la tête de la rébellion de la Seleka, a officiellement prêté serment en tant que président du pays en août. Quelque 170.000 personnes ont été forcées de fuir leur maison à cause des récents combats dans le pays, a indiqué mardi le bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires.

 



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