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RCA: l’ONU sollicite l’appui du médiateur Denis Sassou Nguesso

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Babacar Gaye est arrivé à Brazzaville

 

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Babacar Gaye, a sollicité le mercredi 2 octobre 2013 à Brazzaville, l’appui du médiateur, le président Denis Sassou Nguesso du Congo, pour le rétablissement de la sécurité dans ce pays. «Nous sommes dans une situation où il n’y a plus de forces institutionnelles; nous sommes dans une situation où il faut avant tout stabiliser le pays. Tous les acteurs sont d’accord, la priorité c’est la sécurité; ce n’est pas chose facile, chacun connaît les développements qui ont amené à la situation actuelle; alors il faut des solutions, la force africaine qui est en train de se mettre en place est une partie de la solution, ce n’est pas la seule; c’est de tout cela que nous avons discuté avec le médiateur», a déclaré Babacar Gaye, à l’issue d’une audience avec le président Sassou-N’guesso.

 


© journaldebangui.com
Le président Sassou-N’guesso, médiateur dans la crise centrafricaine (d) et (g) Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Babacar Gaye
Pour le diplomate onusien, la situation actuelle en Centrafrique nécessite une solution urgente, pour éviter des confrontations entre les communautés religieuses. «Je considère que la situation est encore maîtrisable, mais il n’y a plus de temps à perdre, il faut absolument que nous passions de la FOMAC à la MINUSCA dans les meilleures conditions possibles», a-t-il souligné. «il faut absolument qu’une stratégie de stabilisation que nous avons déjà partagée avec la CEEAC, le comité de suivi, soit validée, acceptée; qu’il y ait une appropriation par les autorités centrafricaines et qu’elle soit rapidement mise en œuvre. Et si cela est fait, il y aura sans doute encore des difficultés devant nous. Je ne pense pas que les confrontations entre les communautés religieuses soient un risque qui aille en s’augmentant, c’est quelque chose qui est encore gérable, il faut qu’on aille vite», a-t-il insisté.

M. Babacar Gaye qui a fait le point de la situation au médiateur, s’est dit «extrêmement rassuré de le voir très engagé sur cette crise ; prêt à prendre des actions pour qu’absolument nous maintenions le cap en direction des élections qui sont prévues dans le cadre des 18 mois de la transition».

Le président Sassou-N’guesso, médiateur dans la crise centrafricaine, a déjà dépêché quelque 500 éléments de la force publique congolaise (gendarmes, policiers et militaires), dans le cadre de la MICOPAX (Mission Multinationale de Maintien de la Paix en Centrafrique), initiée par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

 



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