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La Centrafrique est inscrite sur l'agenda international

La situation du pays a fait l'objet le 25 septembre d'une réunion en marge de l'Assemblée générale de l'ONU

 

Cette réunion ministérielle a rassemblé la France, l'Union européenne, l'ONU, les Etats-Unis, l'Union africaine et les pays voisins de la Centrafrique. Le premier objectif est atteint. La Centrafrique est bel et bien inscrite ce jeudi 26 septembre sur l'agenda international. Le Premier ministre centrafricain s'en félicité à l'issue de la réunion. Nicolas Tyangaye a trouvé des raisons d'espérer. Nous voyons, a-t-il dit, que la communauté internationale se mobilise pour aider un pays en détresse. Tous les participants ont pris conscience de la gravité de la situation humanitaire et sécuritaire en RCA même les plus réticents à s'impliquer. Les Américains ont visiblement changé de posture. Et maintenant que tout le monde le dit et le redit au siège des Nations unies à New York, personne ne pourra désormais feindre díignorer quíil est en train de se produire quelque chose en Centrafrique.

 


© ONU
Le siège des Nations unies à New York
Cette réunion a renforcé les arguments de ceux qui pensent comme la France qu'un Etat centrafricain plongé dans l'anarchie, fait courir des risques à toute la région. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a expliqué que l'objectif était d'attirer l'attention sur la tragédie humanitaire et sécuritaire qui dure depuis le coup d'Etat de la Séléka, il y a six mois. Plus rien ne fonctionne, et une situation humanitaire et sécuritaire des plus préoccupantes: pillages, viols, violences en tout genre, assassinats et conflits entre communautés. Líargent du diamant, principale ressource du pays, irait de líavis même des ONG, directement dans les poches des nouveaux dirigeants. Mais le drame humanitaire est tel que líONU estime à 1,6 million, le nombre de Centrafricains ayant besoin díune aide díurgence. Díoù le cri díalarme de Ban Ki-Moon, le secrétaire général des Nations unies, en ouverture de líAssemblée générale des de l'ONU, le 24 septembre.

Reste maintenant à concrétiser les engagements pris. Il faudrait que les Nations unies apportent leur soutien à la Misca, la force panafricaine qui prévoit d'envoyer 3 600 soldats. Seuls 1 500 ont pu aujourd'hui être déployés. Insuffisants pour tenter de ramener l'ordre dans la capitale et le reste du pays. D'ici la fin du mois prochain, la France espère faire voter par le Conseil de sécurité de l'ONU son projet de résolution en faveur d'un soutien financier et logistique à la Misca. Une deuxième résolution pourrait d'ici six mois proposer cette fois une opération de maintien de la paix des Nations unies. Tout le problème va être de trouver líargent pour ça.

 



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