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Michel Djotodia, síadresse à la nation et à la communauté internationale

Cíétait en prélude aux travaux de líAssemblée générale des Nations Unis à New York

 

Lors de cette rencontre qui a regroupé les représentants des organes de presse nationaux et internationaux et des membres du Gouvernement, le Chef díEtat de transition a demandé à la communauté internationale díaider la RCA pour une sortie de crise. Selon Michel Djotodia, «je condamne les atrocités que la population civile vient de subir mais je ne peux pas nier quíelle les a subit depuis des décennies. Je condamne les vols, les pillages, les exactions et surtout ce que notre pays subi depuis longtemps à travers la corruption et la malhonnêteté politique. Je níexclurai jamais personne parmi tous ceux qui ont osé commettre ces actes violents. Ce sont des actes criminels qui doivent être traités comme tels. Il ne faut pas se voiler la face car la pauvreté extrême de la population níest pas apparue en quelques mois. Ce níest pas non plus au bout de quelques mois que nous allons régler tous les problèmes de la Centrafrique. La vie ne peut pas síaméliorer avec un coup de baguette magique mais nous allons mettre toutes nos forces pour rétablir líordre en Centrafrique. Je souhaite un Etat juste qui va gagner la confiance du peuple centrafricain et des partenaires internationaux. Un pays où chacun a sa place quelle que soit son ethnie, sa religion ou son appartenance politique. Je souhaite une économie basée sur nos propres ressources et enrichie par la vivacité de nos traditions. Je míengage à établir le dialogue entre la Présidence, le Gouvernement, les autorités ethniques et les chefs traditionnels pour aboutir à un consensus national».

 


© cap
Le président Djotodia de Centrafrique
Un programme en 5 objectifs
Le Président de la transition, Michel Djotodia, a indiqué que son programme à la tête du pays comprend 5 objectifs. Selon Michel Djotodia, «ces 5 objectifs qui résument nos idées sont: premièrement le rétablissement de líautorité de líEtat et de la sécurité. Deuxièmement, assurer le développement de toutes les régions en donnant une place díhonneur à chaque autorité ethnique. Troisièmement, empêcher la discrimination des personnes sur la base de leurs origines ethniques, de leur religion ou de leur appartenance politique. Quatrièmement, commencer la reconstruction économique et sociale du pays par le rétablissement des recettes douanières. Cinquièmement, établir des relations de confiance avec les pays voisins afin de stabiliser la région. Pour le rétablissement de líEtat, nous avons commencé par élaborer le plan national de désarmement et de sécurisation. Le processus sera fait en deux sens. De Bangui vers les provinces par la Police, líArmée et la Gendarmerie nationale. Des provinces vers Bangui par les autorités locales et les chefs traditionnels. Nous avons déjà sécurisé la capitale et plusieurs points stratégiques. La progression vers les provinces níétant pas assez rapide, nous allons faire appel aux autorités locales et aux chefs traditionnels et solliciter leurs engagements dans les opérations de désarmement et de sécurisation. Pour garantir la sécurité des personnes et des biens, nous devons díabord garantir la sécurité régionale».

 



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