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Tensions en Centrafrique entre le président Djotodia et le PM Tchiangaye?

Malgré le mot díordre du président concernant les voyages à líextérieur du pays, le PM síest retrouvé à New-York, sans que Michel Djotodia ait pu avoir connaissance de son discours avant sa lecture

 

Les relations entre le président de transition en Centrafrique, Michel Djotodia et son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, se sont notoirement dégradées ces derniers jours, a révélé il y a quelques jours à Paris une source gouvernementale centrafricaine. Les deux premiers responsables de la transition de dix-huit mois en Centrafrique ne síentendent pas, entre autres sujets, sur la participation du pays à líAssemblée générale des Nations unies qui síest ouverte mardi prochain à New York et sur la nomination de nouveaux ambassadeurs. Il y a aussi la propension du Premier ministre Tiangaye à tenir 'la Séléka' pour responsable de tous les maux du pays. Le Premier ministre síabrite derrière líaccord de Libreville, qui lui garantit líinamovibilité, pour síopposer régulièrement au président ; la situation est intenable, a ajouté la même source gouvernementale sous couvert de l'anonymat.

 


© afp
L'entente est-elle toujours cordiale?
Selon une autre source digne de foi, citée par líagence PANA, la nomination de Abel Sabono, diplomate centrafricain comme ambassadeur en Belgique et représentant auprès de líUnion européenne à líinitiative de M. Tiangaye et sa volonté de se rendre à New York pour síadresser aux Nations unies ont fini par crisper les relations déjà très tendues entre les deux têtes de líExécutif centrafricain. 'Le président n'a même pas eu connaissance du texte que le Premier ministre entendait lire devant l'Assemblée générale des Nations unies. Malgré son insistance, il n'avait toujours pas reçu copie du texte avant sa lecture; c'est quand même une attitude bien curieuse', a insisté ce proche du dossier.

La Centrafrique est pendant cette querelle de chefs plongée dans une insécurité et une crise humanitaire qui inquiètent la communauté internationale désormais préoccupée par 'une somalisation du pays'. En effet plusieurs mois après sa prise de pouvoir à Bangui, la coalition rebelle la 'Séléka' peine à rétablir la sécurité à Bangui et dans les principales villes du pays, confrontées à des actions de bandes armées incontrôlées.

 



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