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Centrafrique: désarmement des chefs de lex-Seleka

Dans le contexte d'insécurité généralisée, la mission qui devrait commencer en début de semaine, s'annonce délicate

 

Pour faire le travail, selon RFI le président en exercice de la communauté économique des Etats de lAfrique centrale, le tchadien Idriss Déby, vient d'envoyer un escadron supplémentaire de plus de 400 hommes. Face au désordre qui règne actuellement au sein de l'ex-Seleka, éclatée en multiples factions, les hommes déployés par Ndjamena auront pour mission de réduire l'influence de généraux de l'ancienne rébellion. Ils devront mettre en application le décret signé par Michel Djotodia. Lequel stipule quun général ne doit avoir que quatre aides de camp, et un colonel, seulement deux aides de camp. Toutes les solutions sont envisagées pour y arriver, y compris la force, sil le faut.

 


© AP Photo
Tout le monde doit être désarmé
Au départ, la Seleka était constituée de plusieurs factions rebelles. La coalition comptait environ 5 000 hommes, mais au fil de sa progression vers Bangui, se sont agrégés des jeunes désuvrés, des villageois, des paysans, des coupeurs de route, d'ex-rebelles au chômage qui dans le passé avaient donné un coup de main au président Bozizé. Ajouté à cela, des rebelles étrangers, des Tchadiens anti-Idriss Déby et des combattants soudanais du Darfour. Si ces derniers sont moins visibles à Bangui, tous n'ont pas quitté la Centrafrique une fois leur butin en poche.

Les gradés sont «prévenus et ils doivent coopérer»
«Si les gens sont cantonnés, il ny aura plus de problème. Cest uniquement pour ceux qui ne voudront pas accepter cette nouvelle mission quil y aura des problèmes», explique Jean-Félix Akaga, commandant de la Force multinationale en Afrique centrale, la Fomac. «Mais pour ceux qui adhèrent à cette nouvelle mission, il ny aura pas de problème», espère-t-il. Les généraux concernés ont été reçus par Jean-Félix Akaga et le ministre centrafricain de la Sécurité publique sur la base de la Fomac, samedi 21 septembre. «Ils ont été prévenus et ils doivent coopérer», prévient Josué Binoua, ministre de la Sécurité publique. «Il faut quun comité observe cela», précise-t-il. Pour le ministre, il sagit de «prévention», «parce que mieux vaut prévenir que guérir».

Environ 15 000 hommes
Lors de la première opération de désarmement des ex-Seleka, qui sest achevée il y a quelques jours à Bangui, seulement quelques centaines darmes de guerre ont été récupérées. De nombreux généraux, et leurs escortes lourdement armées, continuent donc de circuler dans le pays et de faire peur à la population. Aujourd'hui, Michel Djotodia doit se débarrasser des armes et des hommes pour ne pas fâcher le président Déby. Globalement, on évalue autour de 15 000 hommes, les effectifs de l' ex-Seleka. Samedi, un avertissement a été lancé aux fameux haut-gradés de l'ex-rébellion. Ils devront comme tous les autres passer par le casernement. 400 militaires tchadiens venus renforcer les contingents de la Fomac (Force multinationale des Etats d'Afrique centrale) seront particulièrement chargés de cette mission d'imposition de l'ordre. Tout le monde sait maintenant à quoi s'en tenir dit-on à la Fomac.

 



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