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Centrafrique: Djotodia n'ira pas à New York

Le président de transition se serait vu refusé le visa, lui permettant de passer les frontières

 

Selon le site jeuneafrique.com, Michel Djotodia, le président de la Transition en République Centrafricaine se serait bien vu à la tribune des Nations unies, à New-York, à la fin du mois de septembre. Mais il a dû se résigner, pourtant, il en rêvait. Voici les explications que donnent le site.

La semaine dernière, Michel Djotodia, le président centrafricain autoproclamé, avait donc entrepris les démarches en vue de se rendre à l'Assemblée générale, fin septembre à New York. Problème: les ambassadeurs en poste à Bangui lui ont expliqué que la majorité des pays membres de l'ONU risquaient fort de lui interdire l'accès à la tribune, et que son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, aurait davantage de chances d'être autorisé à s'y exprimer. Vexé, et sous la pression de la communauté internationale (il a dû se résoudre à prononcer la dissolution - théorique - de la Séléka, le 13 septembre), Djotodia a alors renoncé à se rendre à New York.

 


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Les Etats-unis resteront un rêve?
Une décision, que vient d'approuver les Etats-Unis, tout en émettant des réserves sur la recrudescences des actes de violence et de barbarie en République Centrafricaine. La diplomatie américaine communique très régulièrement sur la situation en Centrafrique ces derniers mois. Et on se rappelle que Washington qui a fermé son ambassade à Bangui fin décembre 2012, a régulièrement condamné les exactions des rebelles de la Séléka, mais n'a jamais qualifié de "coup d'Etat" leur coup de force ayant entraîné l'éviction le 24 mars du président François Bozizé, aujourd'hui réfugié à Paris.

De son côté, l'Union Africaine, depuis le mois de mars 2013, a suspendu la participation de la Centrafrique à l'organisation et imposé des sanctions à sept responsables de rébellion Séléka dissoute. "Le Conseil décide de suspendre la participation de la RCA (République centrafricaine) à toutes les activités de l'Union africaine ainsi que d'imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants du Séléka", avait annoncé le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra. Sept dirigeants du Séléka sont cités comme visés par les sanctions "à commencer par Monsieur Michel Nondroko Djotodia", chef de la rébellion qui s'est autoproclamée président de Centrafrique. Selon le communiqué de l'institution panafricaine, le Conseil demandait "à tous les Etats-membres de prendre les mesures requises pour isoler totalement les auteurs du changement anti-constitutionnel en République centrafricaine".

 



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