Archive

Centrafrique: Washington approuve la dissolution de la rébellion Séléka

Washington avait fermé son ambassade à Bangui fin décembre, et continue de condamner régulièrement les exactions des rebelles de la Séléka

 

Les Etats-Unis se sont félicités mardi de la dissolution de la rébellion Séléka annoncée par le président de la République centrafricaine, tout en s'alarmant une nouvelle fois des troubles dans ce pays. "Nous saluons le décret pris par le gouvernement centrafricain qui dissout l'alliance rebelle de la Séléka", a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki. "Nous appelons toutes les parties prenantes, notamment les membres de la coalition démantelée de la Séléka, de s'abstenir d'attaquer des civils, et nous demandons au gouvernement intérimaire à Bangui d'assurer la sécurité dans toute la République centrafricaine", a ajouté la responsable lors de son point de presse. Elle a dénoncé les "violations continues du droit international humanitaire et des droits de l'homme (...) par ces rebelles" dans le nord-ouest du pays.

 


© partiantisioniste.com
Jen Psaki, porte-parole du Département d'Etat américain
Le président de transition centrafricain Michel Djotodia a annoncé vendredi, 13 septembre, la dissolution immédiate de la Séléka, groupe hétéroclite de rébellions et de groupes armés qui l'a porté au pouvoir fin mars, sans fournir aucune explication sur la manière dont il comptait neutraliser les ex-rebelles. La diplomatie américaine communique très régulièrement sur la situation en Centrafrique ces derniers mois. Washington a fermé son ambassade à Bangui fin décembre, a condamné régulièrement les exactions des rebelles de la Séléka, mais n'a jamais qualifié de "coup d'Etat" leur coup de force ayant entraîné l'éviction le 24 mars du président François Bozizé, aujourd'hui réfugié à Paris.

Aux côtés de la République démocratique du Congo et du Soudan du Sud, la Centrafrique est considérée par le département d'Etat comme un possible refuge du chef de la sanguinaire Armée de résistance du Seigneur, Joseph Kony, venu d'Ouganda et recherché par la Cour pénale internationale et Washington.

 



Commentaire


Retour en haut