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La population civile prise pour cible dans une nouvelle vague de violence

26 patients blessés par machette et par balle Médecins Sans Frontières (MSF) dénonce le ciblage de la population civile

 

À Bouca, un village situé à 325 kilomètres au nord de Bangui, la capitale centrafricaine, MSF a pris en charge 26 personnes blessées soit par des machettes soit par des armes à feu. Parmi elles, huit femmes et six enfants. Cette nouvelle vague de violence, qui a eu lieu ces derniers jours à Bouca et dans la région de Bossangoa, engendre de nouvelles souffrances pour les civils qui avaient déjà subi des mois de conflit et des déplacements répétés. Le mois dernier, les équipes médicales de MSF, qui travaillent à Bossangoa, Paoua et Batangafo, ont vu augmenter le nombre díadmissions de cas de blessures liées à la violence.

 


© msf.ca/fr
Une employée de MSF examine des patients à Bouca
MSF a été informée díatrocités commises par les deux parties au conflit à Bouca, comme des meurtres, des exécutions sommaires et des incendies volontaires de maisons. Des habitants de la région de Bouca ont fui leurs villages où beaucoup de maisons ont été incendiées. Près de 300 personnes ont trouvé refuge au sein díune communauté catholique de la ville. «Cette nouvelle escalade des combats et la violence des actes de représailles nous inquiètent beaucoup», dit Sylvain Groulx, chef de mission de MSF en RCA. MSF prévoit de mettre en place des cliniques mobiles pour aider les personnes forcées de prendre la fuite à cause des violences. À cette période de líannée, les risques de contracter le paludisme sont élevés.

Dans la ville voisine de Bossangoa, les équipes de MSF ont traité plus de 25 personnes blessées par machette et armes à feu ces deux dernières semaines. Alors que des milliers de personnes ont fui la ville pour se mettre à líabri ailleurs, cette soudaine escalade de la violence exacerbe la peur au sein des communautés. MSF est également préoccupée par les attaques contre des professionnels de la santé qui ont été rapportées et condamne fermement le meurtre de deux travailleurs humanitaires la semaine dernière à Bossangoa. «MSF dénonce ces terribles actes de violence menés à líencontre de la population et appelle toutes les parties au conflit à respecter la sécurité des civils ainsi que des travailleurs médicaux et humanitaires», déclare Sylvain Groulx.

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MSF poursuit ses activités médicales dans tout le pays. Ceci comprend les projets de santé mis en place avant le coup d'état de mars 2013, ainsi que les activités récemment mises en place pour répondre aux besoins pressants des personnes déplacées, au nombre élevé des cas de paludisme et à l'effondrement du système de santé public. MSF mène sept projets médicaux réguliers en RCA et a dernièrement lancé des interventions d'urgence dans quatre autres localités.


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