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Vers une aggravation des tensions en Centrafrique?

La FIDH qui y est en mission semble très pessimiste sur líissue du conflit et déplore une insuffisante implication des Nations Unies.

 

Les tensions en Centrafrique ont éclaté en décembre 2012 entre le gouvernement centrafricain dirigé par Bozizé et les opposants du Séléka. Les rebelles accusaient le président díalors díavoir failli à faire respecter les accords de 2007 qui devaient mettre fin à la guerre civile qui rongeait alors le pays. Le 24 mars 2013, le régime a été renversé alors que Bozizé était au pouvoir depuis plus de 10 ans. Voilà que le weekend dernier, la région du Nord-Ouest de la Centrafrique a vu se raviver des tensions entre un groupe díhommes armés se revendiquant de Bozizé et les forces armées Séléka. Des nouvelles exactions ont été commises, alors que les hommes de líex-rébellion qui a renversé le régime doivent répondre de plus de 400 meurtres en près de 4 mois.

Depuis quelques jours, les rebelles Séléka au pouvoir font fréquemment face à des mouvements de contestations violents de la part de toute la population
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Récemment, le porte-parole de Bozizé a justifié líattisement des tensions en déclarant que si les forces armées centrafricaines síétaient résignées un moment, il était temps de permettre le retour de Bozizé à la tête du pays, en tant que président élu par le peuple centrafricain, ayant un mandat en cours. Les attaques ne mettent pas seulement en cause deux forces en présence sur la question de la légitimité du pouvoir mais ont un impact à la fois religieux et local. Ainsi, si la récente attaque avait pour but de harceler le groupement Séléka, les assaillants pro-Bozizé síen sont pris à un groupe musulman, religion du mouvement Séléka. Cette provocation risque díentraîner un cycle de représailles de la Séléka contre les chrétiens.

Egalement, líexil de milliers de soldats pro-Bozizé dans les pays voisins inquiète au niveau régional, et pourrait aggraver les tensions. Depuis cet été, aussi, au vu de la tension croissante, plusieurs ONG se sont rendues sur place. La FIDH qui y est en mission semble très pessimiste sur líissue du conflit et déplore une insuffisante implication des Nations Unies.

 



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