Archive

Centrafrique: marche pour la protection du personnel humanitaire

Ils dénoncent les cas de violations dont ces structures ont été victimes

 

Cette manifestation fait suite à la mort de deux agents de líONG ACTED, tués à Bossangoa (nord). A líissue de la manifestation, un mémorandum a été remis à la coordonnatrice humanitaire travaillant en Centrafrique, Katarina Immonem. Dans ce mémorandum les humanitaires ont mis un accent particulier sur leur champ díintervention qui est díappuyer le gouvernement dans le cadre díaide humanitaire díurgence et de développement afin díaméliorer les conditions de vie de la population vulnérable. En précisant également que les ONG humanitaires sont apolitiques, neutres et impartiales.

 


© LNT
La marche
Ils demandent au gouvernement de la transition, líapplication de la charte de protection du personnel humanitaire, le respect des Droits de líHomme, líapplication stricte des conventions signées entre líEtat centrafricain et les ONG humanitaires. Aussi, la garantie de libre circulation et la protection du personnel humanitaire, la sanction à líégard des auteurs et des commanditaires des exactions commises sur le personnel humanitaire, la restauration de la sécurité et la confiance entre la population et les autorité militaires. «Mais force est de constater que le personnel humanitaire est souvent victime de nombreuses cas díexactions physiques, morales et matérielles dont líassassinat crapuleux de deux agents de líONG ACTED. Ainsi, les humanitaires dénoncent avec véhémence, les assassinats, pillages, violes, vols, tortures, faites à leur égard», a déclaré un des agents de líONG ACTED.

 


© LNT
Remise du mémorandum
Pour sa part Katarina Immonem affirme que «nous voulons joindre notre voix à celle des équipes de líACTED, pour condamner avec la dernière énergie ces crimes odieux. Nous en appelons à la responsabilité des plus hautes autorités de líEtat pour que toute la lumière soit faite sur les conditions du décès de ces deux employés. Nous demandons que les auteurs de ces crimes crapuleux soient appréhendés dans les meilleurs délais et traduits devant les juridictions compétentes». Elle poursuit en insistant que líimpunité ne doit en aucun cas être de mise ni pour ces crimes ni pour tous les autres crimes qui sont commis sur la population centrafricaine innocente. LíEtat doit prendre toutes ses responsabilités pour la protection des civils et le respecter du droits fondamental à la vie.

La coordonnatrice humanitaire en Centrafrique rassure toutefois que les engagements díassistance humanitaire aux populations centrafricaines victimes de violences et la poursuite des actions dans le respect des principes humanitaires seront les mêmes, tout en adressant sa profonde douleur aux parents des victimes. Deux agents humanitaires ont été tués le weekend dernier dans la ville de Bossangoa, les croyant pour des indicateurs de ceux qui ont attaqué et occupé toujours plusieurs villages de cette localité.


Commentaire


Retour en haut