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Centrafrique: des FACA abandonnées à Birao

La situation a été découverte à la suite des récents heurts dans les localités de Bouka et Bossangoa

 

Cíest depuis vendredi 06 Septembre quíun groupe armé dont les éléments ne sont pas encore identifiés a démarré sa conquête dans au moins quatre villages près de Bossangoa. A Bouca toujours dans líOuham, la panique règne au sein de la population civile. Des tirs díarmes de tout calibre confondu ont été encore entendus ce lundi aux environs de 5 heures du matin dans la ville. Selon un habitant de cette localité cité par Radio Ndéké Luka, des hommes armés appelés «Anti Balaka» ont attaqué la ville. Des détonations díarmes lourdes et automatiques ont obligé les habitants à se réfugier en brousse. Líun díeux, joint au téléphone par Radio Ndeke Luka explique que la débandade est généralisée. «Nous nous sommes réveillés sous les tirs nourris díarmes lourdes et automatiques. Les détonations nous ont surpris aux environs de 5 heures 50 minutes. Il est difficile de mesurer líampleur des dégâts, puisque les armes ont crépité et que les gens en trouvé refuge en brousse. Les tirs de roquette sont entendus au centre-ville, je suis dans líincapacité de donner la vraie version des choses» explique cet habitant.

 


© cap
Où sont les forces d'élites?
Pendant ce temps, dans la Vakaga à líest du pays, le contingent centrafricain des Forces Tripartites, Tchad-Soudan-Centrafrique, éprouve des difficultés díordre organisationnel, logistique voire financier. Ces soldats et officiers centrafricains regrettent le fait que depuis six (6) mois, ils vivent sans leur Prime Globale díAlimentation (PGA). Affamés, ils sont obligés de se livrer à la mendicité. Certains soldats malades ne pouvant ni se faire soigner dans une formation sanitaire locale, ni se faire évacuer sur Bangui, meurent et sont enterrés à Birao. A líheure actuelle, trois militaires du contingent centrafricain dont le Sergent-chef Yves Ngaïtoroum, le Sergent Kongbowali et le Caporal-chef Manassé Bambou sont malades. Dix (10) autres conservent par devers eux des ordonnances médicales en attendant le versement des PGA qui níarrivent jamais.

Díaprès un officier centrafricain: «si nous tentons díévoquer notre souffrance, les autorités nous accusent de vouloir fomenter quelques choses contre la Sécurité de líEtat». Des procurations émises ont été rejetées par les Banques à Bangui faute de légalisation par la Mairie de la ville de Birao. Et le nombre de soldats centrafricains désertés des rangs des Forces Tripartites avoisine deux cent (200) hommes. Ce manque de prise en charge financière a obligé les forces armées centrafricaines à quitter les villes de Tissi à la frontière Tchado-centrafricaine et celle díAmdafok entre le Soudan et le Centrafrique pour revenir à Birao. Les populations centrafricaines, de leur côté, déplorent ce départ, quíelles considèrent comme un abandon, qui les laisse à la merci des agresseurs étrangers.

 



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