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Centrafrique: le désarroi du HCR

Les membres de líorganisation onusienne ont constaté sur le terrain, les dévastations et entendu des centrafricains de líintérieur, rapporter leurs différentes conditions

 

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) est très inquiet de la situation sécuritaire dans le nord de la Centrafrique qui échappe à tout contrôle et des violations massives des droits de l'homme y sont perpétrées. "Nous sommes très préoccupés. La situation est dramatique dans le nord du pays", a affirmé à Genève la porte-parole du HCR Melissa Fleming. Des membres du personnel du HCR et du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), se sont rendus la semaine dernière dans la ville de Paoua, à 500 kilomètres au nord de Bangui, la capitale centrafricaine. Ils ont trouvé sept villages réduits en cendres et désertés et un huitième village partiellement détruit - avec des villageois qui se cachaient dans la brousse. "Les habitants ont parlé de violences physiques, d'extorsion, de pillages, d'arrestations arbitraires et de torture par des hommes armés", a indiqué Melissa Fleming, porte-parole en chef du HCR, citant des membres de l'équipe en mission.

 


© un.org
Le HCR interdit le retour forcé des réfugiés centrafricains
"Il y a un vide complet sur le plan de la sécurité. Les groupes armés prolifèrent et les gens sont à la merci de n'importe qui avec un fusil. Des pillages, vols, enlèvements ont eu lieu et les villageois se cachent dans la forêt", a ajouté Mme Fleming. "Nous sommes de plus en plus inquiets pour les civils qui sont pris au piège au milieu des combats et qui sont à la merci de toute personne armée", a-t-elle indiqué, ajoutant : "Nous réitérons notre appel aux autorités de République centrafricaine et à tous les groupes armés, pour qu'ils protègent les civils et assurent que les agences humanitaires puissent aider les personnes dans le besoin". Il est encore difficile de dire exactement combien de personnes aya fui leurs maisons en Centrafrique, en partie à cause de l'insécurité. L'accès des travailleurs humanitaires est très difficile, mais de l'aide a pu néanmoins être distribuée vendredi 6 septembre. L'ONU évalue à 160'000 le nombre de déplacés en Centrafrique depuis le mois de décembre.

Efforts diplomatiques
La France compte proposer au Conseil de sécurité de l'ONU en septembre un projet de résolution, afin, notamment, de renforcer le mandat et les moyens du Bureau politique des Nations unies en Centrafrique, mais aussi de muscler le mandat de la force internationale de soutien à la RCA (MISCA), devant être déployée par l'Union africaine (UA). Paris s'active aussi pour que se tienne fin septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, une réunion visant à mobiliser des financements et faire revenir les bailleurs de fonds qui ont déserté Bangui, la capitale centrafricaine après le coup d'Etat.

 



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