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RCA: regain de tension autour de Bossangoa

Des sources officielles proches de la présidence attribuent ces attaques à des partisans de l'ancien président déchu

 

L'information est confirmée par plusieurs sources officielles. Un bilan de 5 morts parmi les forces pro-gouvernementales ainsi que des victimes civiles circule depuis samedi 7 septembre. Contacté par BBC Afrique, le porte-parole du président de la transition, Michel Djotodia, a affirmé qu'"il est clairement établi que quatre villages dans la zone de Bossangoa sont occupés depuis vendredi 6 septembre. "Les points de passages de passages sont coupés pour empêcher les forces de défense de secourir la population civile". Se refusant pour l' instant à avancer un chiffre, Guy Simplice Kodegue parle d'un bilan lourd encore provisoire. Il affirme que deux mosquées ont été détruites, un imam égorgé avec toute sa famille. Il dénonce le fait que la communauté musulmane soit spécialement visée.

 


© Hippolyte Donossio
Des assaillants relevant de la Séléka
Concernant l'identité des assaillants le conseiller déclare qu'il s'agit "des branches armées de ceux qui se réclament de l'ancien président qui veulent mettre à mal le processus de transition en cours". Selon le conseiller un communiqué officiel imminent donnera un bilan précis de ces dernières attaques et la position du gouvernement par rapport à cette situation. Il laisse entendre aussi que le Conseil National de Sécurité (CNS) s'est déjà saisi de cette question pour examiner les mesures à prendre. Un autre conseiller (un militaire) du président et membre du conseil national de sécurité a confié à BBC Afrique que plusieurs véhicules des forces armées sont déjà en route pour la ville de Bossangoa.

 


© Hippolyte Donossio
Des habitations brûlées près de Bohong
A Bangui, la plupart des personnes interrogées dimanche matin ne cachaient pas leur inquiétude au sujet de cette nouvelle flambée de violences à l'intérieur du pays tout en espérant qu'elle ne se propage pas jusqu'à la capitale. Une bonne partie aussi s'oppose à la volonté affichée du président évincé François Bozizé de revenir au pouvoir par tous les moyens. Ces attaques surviennent deux semaines après des exactions par des hommes de la Seleka dans une dizaine de villages situés à 500 km à l'ouest de Bangui:4 500 maisons ont été incendiées et une église a été profanée. Ces violences ont fait une cinquantaine de morts parmi les civils et des milliers d'habitats ont fui.


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