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Cameroun-Rca: une armée contre 1000 Centrafricains

Les Centrafricains qui ont décidé de rallier la ville de Bertoua sont toujours bloqués et sous haute surveillance dans la localité de Borongo à líEst du Cameroun

 

La localité de Borongo située à environ 180 km au nord de Bertoua, dans líarrondissement de Bétaré-Oya à líEst est en état de siège. Depuis la semaine dernière, partir du chef-lieu de la région de líEst pour le septentrion du pays níest plus chose aisée pour tout voyageur. «Líheure est grave». Tout le long de líaxe Bertoua-Ngaoundéré est minée. Des policiers en tenue de combat noire et protégés par des gilets pare-balles, vous accueillent à chaque poste de contrôle. Visages cagoulés, les hommes armés vérifient minutieusement líidentité de chaque passager en vous posant des questions sur votre destination. A Borongo où se rendait le reporter du quotidien Le Jour hier jeudi 05 septembre 2013, cíest un dispositif sécuritaire à nul autre pareil. Des camions anti-émeute de la gendarmerie nationale venus directement de Yaoundé, sillonnent coins et recoins du village, pour dissuader ces réfugiés centrafricains qui níont trouvé rien de mieux que díentamer une marche à pieds en direction de Yaoundé après avoir visé Bertoua où ils disaient vouloir síinstaller pour des études.

 


© cameroonwebnews.com
Un détachement des forces de police camerounaises
«Nous ne voulons pas que díautres Centrafricains viennent síajouter à ceux déjà présents ici», informe líun des gendarmes. Líécole publique de Borongo en cet après-midi est littéralement assaillie par «ces marcheurs» dont líaction a été stoppée depuis la semaine dernière par une réaction silencieuse mais en force de líEtat du Cameroun. En face de ce camp improvisé de réfugiés centrafricains, des forces armées camerounaises veillent au grain et surveillent les moindres faits et gestes. La case communautaire construite par la commune de Bétaré-Oya est transformée en quartier général. Un pick-up, un minibus et une ambulance occupent la cour. Sous la véranda, policiers, gendarmes et militaires síadonnent aux jeux de cartes en attendant de relayer leurs camarades des postes de contrôles et autres patrouilles qui sillonnent le village.

Díailleurs, líune de ces patrouilles est postée juste sous un manguier à líentrée du camp de retranchement des réfugiés centrafricains dont le nombre est estimé à 1000 selon les villageois. Après líécole publique transformée en camp de réfugiés centrafricains et le Qg des forces de défense camerounaise, on atteint le centre commercial. Après la panique des premiers jours, «les populations locales se sont accommodées de la présence conjuguée de ces Centrafricains aux allures de soldats et des éléments des forces de défense camerounaises», souffle Abdelaziz, un commerçant du coin. Certainement, ce sont ces dernières qui les rassurent plus. Les commerces sont ouverts, le marché est animé et les villageois vont et viennent sans toutefois oublier quíune menace pèse sur leur localité. Seul souci à cette ambiance díinsouciance apparente, le fait que les élèves níont pas pu reprendre le chemin de líécole depuis le 2 septembre 2013, comme tous leurs camarades du reste du pays.

 



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