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Ex-Séléka: le ministère de la Sécurité s’attaque aux récalcitrants

L'opération, basée sur le volontariat, est menée par la police et les forces de sécurité nationale. Des armes auraient déjà été récoltées

 

L’opération de désarmement lancée hier mercredi 4 septembre, le ministre Josué Binoua, concerne tous les éléments des ex-combattants Seleka qui ne résident pas dans les six casernes qui sont autorisées. «Il y a dans la capitale six casernes dans lesquelles sont cantonnés ces éléments-là. En revanche, dans la ville et dans ses huit arrondissements, il y a des milliers d’ex-combattants Seleka qui possèdent des armes légères et lourdes et qui, malheureusement, les utilisent pour perturber la quiétude de la population», précise Josué Binoua, le ministre de la Sécurité publique. Il faut donc les désarmer. C’est pourquoi, «en dehors de ces camps, tous les éléments incontrôlés de séléka qui se promènent avec des armes, doivent les déposer à la brigade de sécurité et d’intervention de la gendarmerie commandé par le colonel Narkoyo», a-t-il déclaré. Les structures qui vont se charger de ce désarment sont le ministère de Sécurité à travers les services de la gendarmerie et la police. Les officiers de la Séléka, le général Moussa et bien d’autres viendront en appui.

 


© acap-cf.info
Le ministre de la Sécurité publique, Josué Binoua
Une opération basée sur le volontariat
Cette opération est d’abord menée sur le volontariat. «Nous avons expliqué aux ex-combattants qu’aucun citoyen centrafricain, aucun étranger vivant en République centrafricaine ne peut posséder une arme sur lui s’il ne possède pas une autorisation expresse. Il est donc demandé à tous ces ex-combattants d’aller à la gendarmerie déposer toutes les armes qu’ils possèdent», explique encore Josué Binoua. Et d’insister sur le fait que, c’est avant tout de la pédagogique. «Il ne s’agit pas d’aller en guerre contre qui que ce soit ; il s’agit de rappeler que la sécurité doit se marier avec l’État de droit. Tout citoyen, toute personne vivant dans un pays, doit respecter la loi. Ce n’est pas la loi de la force, mais la force de la loi qui doit commander tout le monde.» «Tous les éléments armés qui tenterons de s’opposer à cette opération salvatrice de désarmement qui démarre, seront considérés purement et simplement comme des déstabilisateurs du pouvoir et de la nation», a averti le ministre de la Sécurité.

En avril, une première tentative de désarmement avait été effectuée par les forces de la Fomac, celle-ci est d’une tout autre nature, rappelle le ministre: il s’agit d’une opération de désarmement du ministère de la Sécurité qui est appuyé par les forces de l’armée centrafricaine. Pour la réussite de cette opération, José Binoua a fait savoir que le concours de toute la population est nécessaire, car il en va selon lui, à la stabilisation, la sécurisation et la survie du pays. Une campagne de sensibilisation à travers les médias locaux est lancée en vue d’implique la population à bien maitriser le processus de désarmement. Cette activité de sensibilisation va durer 11 jours. Les premiers résultats seraient encourageants. Selon Josué Binoua, dès le premier jour de cette opération de désarmement, des armes lourdes et légères ont été récoltées dans la partie nord de la capitale.

 


© RJDH-RCA
Tous doivent restés dans les camps
Déclaration du ministre de la Sécurité
L’article 3 du titre 1 des bases fondamentales de la société dit je cite: «Chacun a droit à la vie et à l’intégrité corporelle. Il ne peut être porté atteinte à ces droits. Nul ne sera soumis à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Toute personne, tout agent de l’Etat, toute organisation qui se rend coupables de tels actes sera puni conformément aux textes en vigueur». Aussi, aucun citoyen centrafricain, aucun étranger vivant sur le territoire de la République centrafricaine n’a le droit de posséder une arme, n’a le droit de se promener avec une arme par devers lui, s’il n’a pas une autorisation de port d’armes délivrée par le Ministère de l’Administration du Territoire. Enfin, face à la recrudescence inacceptable des braquages, des vols de véhicules, des viols et autres assassinats dans la ville de Bangui et de nos 16 Préfectures.

Le Ministre de la Sécurité de l’Immigration Emigration et de l’Ordre Public vient de lancer une opération de désarmement des éléments de séléka, résidents dans les différents quartiers de Bangui et qui ne sont pas cantonnés dans les 6 Sites autorisés à savoir: Camps Béal, Camps kassaï, BSS, Sapeurs-pompiers, Amphibie, BIT1. En dehors de ces camps, les éléments de séléka qui se promènent avec des armes doivent les déposer à la Brigade de Sécurité et d’Intervention de la gendarmerie commandée par le Colonel NARKOYO.

Cette opération de désarmement du Ministère de la Sécurité autorisée par le Président de la République et attendue par toute la population exaspérée par les exactions quotidiennes est dirigée par le Général MOUSSA assisté du général IBRAHIM de l’État-major des Armées, du Général ISSA, de l’État-major des ex-combattants séléka, du général ARDA de la Sécurité Présidentielle, tous venant en appui à la gendarmerie et à la police centrafricaine.

Tous ceux qui tenteront de s’opposer à cette opération salvatrice de désarmement seront considérés comme des déstabilisateurs du pouvoir et le la Nation. Le concours de tous est recommandé pour la réussite de cette opération, car il en va de la survie du pays.

Que le Dieu de paix garde la RCA notre beau pays de la destruction.

Fait à Bangui, le 04 septembre 2013
Ministre de la Sécurité, de l’immigration, Emigration et de l’Ordre public
Josué BINOUA


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