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RCA: les amis de la CEEAC en renfort

Une première rencontre entre Allam-Mi Ahmad et le «Groupe des Amis de la CEEAC» síest tenue à Libreville au Gabon

 

Au cours de ce tête à tête, présenté comme une prise de contact, líambassadeur, Chef de la délégation de líUnion Européenne au Gabon, à Sao Tomé & Principe, en Guinée Equatoriale et à la CEEAC, Cristina Martins Barreira, et les chefs de missions diplomatiques de France, díItalie, díEspagne et díAllemagne ont été informés des derniers développements de líactualité en République Centrafricaine (RCA). Au nombre des questions évoquées par les «amis de la CEEAC», on retiendra la position de la CEEAC quant aux exactions imputées aux soldats de la Séléka, proche du président Michel Djotodia, et les dispositions prises pour y mettre un terme ; le processus de création de la Mission de soutien à la Centrafrique Afrique (MISCA); le calendrier de la montée en puissance ou líaugmentation des effectifs de la FOMAC ; les zones díombre entre les démarches de líUnion Africaine et de la CEEAC; líattitude des Etats voisins de la RCA face à líinsécurité persistante à Bangui et dans líensemble du pays; le rôle du Comité de suivi, pour ne citer que celles-là.

 


© gabonreview.com
La première réunion du genre à Libreville au Gabon
Nouvellement arrivé à la tête de líinstitution communautaire, le secrétaire général de la CEEAC, Allam-Mi Ahmad, a fait montre díune parfaite connaissance des différents dossiers et síest attelé à donner une réponse à chacune des préoccupations. «Les Chefs díEtat et de Gouvernement appuyés par le secrétariat général de la CEEAC ont condamné avec la dernière énergie les exactions perpétrés par la Séléka», a déclaré le secrétaire général de la CEEAC. Pour tenter de trouver une solution à cette situation, a-t-on indiqué, le Conseil de sécurité de Centrafrique síest réuni autour du président de la transition, Michel Djotodia. Il a été décidé que les patrouilles ne seraient désormais plus assurées par les éléments de la Séléka, mais par la police et la gendarmerie. M. Allam-Mi Ahmad síest dit favorable à la création de la MISCA. «Nous sommes favorables à toute idée qui pourrait contribuer à aider la RCA à retrouver le chemin de la paix et à faire aboutir le processus de transition», a-t-il souligné. Síagissant de líaugmentation des effectifs de la FOMAC, le secrétaire général a rappelé que la date buttoir reste maintenue pour la fin du mois díaoût ou début septembre 2013. Aucun changement nía jusque-là été annoncé par le comité de suivi. Les effectifs atteindront le chiffre de deux mille voire plus, síil faut tenir compte de la promesse faite par le Burundi de contribuer pour près de 400 hommes.

Les zones díombre avec líUnion Africaine demeurent au niveau de la MISCA. LíUA voudrait faire participer níimporte quel pays à la fourniture des troupes, alors que la CEEAC se dit capable de mener à bien cette mission, pourvu que les moyens financiers et logistiques suivent. Les pays voisins redoutent líextension de la crise et la propagation de líinsécurité, raison pour laquelle tous les pays limitrophes prennent les dispositions nécessaires pour aider la RCA à résorber la crise. Un Comité de suivi a été mis en place pour veiller à líapplication de la feuille de route élaborée par les sommets de Libreville et de Ndjamena en vue díaboutir à une transition apaisée et réussie. Le Groupe des Amis de la CEEAC a vu le jour en 2010 à líinitiative de la France et de la CEEAC. Il regroupe les ambassadeurs de líEspagne, díItalie, de France, des USA et de líUnion Européenne. Líobjectif poursuivi est de mettre en synergie les bonnes volontés des pays ou les organisations internationales au profit de la CEEAC.

 



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