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Nicolas Tiangaye: «il faut sauver ce qui peut encore líêtre»

Après François Bozizé, le Premier ministre centrafricain vient díaccorder une interview à líhebdomadaire panafricain Jeune Afrique

 

Sur deux pages, Me Nicolas Tiangaye fait le tour de la question centrafricaine sur les thématiques telles que, líinsécurité, la violation des droits de líhomme, líincapacité du gouvernement à contrôler líensemble du territoire centrafricain, les prochaines électionsÖ etc. Une interview dans laquelle, il se veut résolument optimiste et dit ne rien regretter. Car si lui le chef du gouvernement perd la foi, qui díautre croira en la possibilité díun avenir meilleur pour la Centrafrique? des extraits tirés de líentretien du N° 2746 de Jeune Afrique du 25 au 31 août, pages 32-33.

 


© LNC
Le PM Nicola Tiangaye était de passage à Paris!
A propos des déclarations de líancien président François Bozizé sur son probable retour en politique: je comprends quíil (François Bozizé: Ndlr) digère mal la perte du pouvoir mais, (Ö) notre pays nía pas besoin de revivre un remake de Bozizé, même si souligne le PM, il (François Bozizé) a une capacité de nuisance et il a, bien sûr, conservé des partisans. Me Nicolas Tiangaye qui est la voix autorisée de la Centrafrique ne comprend pas pourquoi l'ancien homme fort de Bangui est en France, alors qu'un mandat d'arrêt international a été lancé contre lui par son gouvernement.

A propos de la situation humanitaire du pays, sept mois après la prise de pouvoir illégale par la rébellion Séléka, le PM ministre centrafricain ne veut pas se résigner. Il explique que:la situation en Centrafrique a atteint un niveau de complexité tel quíil nous faut líappui de la communauté internationale, car devant le nombre díéléments Séléka qui est passé de 5 000 à 20 000 hommes, (Ö) on ne peut pas désarmer et cantonner les troupes sans argent! martèle-t-il.

Sur la question des prochaines échéances électorales, il a réaffirmé quíil ne sera pas candidat à un quelconque mandat, et fait confiance au président Djotodia qui ne sera non plus candidat. Cependant, il estime que la transition ayant commencé avec líinvestiture du 18 août dernier, «les élections auront plutôt lieu début 2015».

Celui qui avait décliné le poste de Premier ministre de Centrafrique, il y a 16 ans affirme aujourdíhui, quíil ne pouvait pas fuir ses responsabilités cette fois-ci. «Il faut sauver ce qui peut encore líêtre», lance-t-il pour conclure son interview.

 



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