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Bangui: Des seleka boycottent la formation de la garde présidentielle

Depuis quelques temps, 91 éléments (FACA et Séléka) de la garde présidentielle suivent une formation spéciale en matière de protection d’un président de la République

 

Formés par six officiers français, ces éléments de la garde présidentielle suivent la formation pratique et théorique au camp de Roux, dans les collines de Bas Oubangui et au camp kassaï. De sources proches du dossier, le but de cette formation est de former les aides-camp rapprochés du Président de la transition. Des aides- camp qui font aussi partie de ce qu’il convient d’appeler la garde présidentielle. Lors de la première phase de cette formation, les formateurs ont entretenu ces éléments sur le mémo-technique, le cercle carré et autres techniques relatives à la fonction des aides-camp rapprochés du président. Cette phase était sanctionnée par un test en vue de scinder ces éléments en deux groupes (aides-camp rapprochés et garde présidentielle). Selon nos sources, au cours de la délibération, les formateurs français ont retenu 26 éléments qui doivent servir d’aide-camp rapprochés du président. Ce choix a été fait par rapport aux mérites liés aux moyennes obtenues par les 26 éléments sur un total de 91 éléments choisis au départ. Les 65 autres serviront dans la garde présidentielle.

 


© LNC
Le général Arda, directeur de sécurité rapprochée du président Djotodia
Mais, selon certaines informations, des voix se sont élevés dans les rangs de ceux qui étaient orientés dans la garde présidentielle pour contredire le choix fait par les formateurs. Pour les éléments envoyés à la garde présidentielle, la discrimination a prévalu dans le choix des 26 éléments retenus pour servir d’aide-camps rapprochés du président de la transition. Or, au départ les formateurs, avaient mis un accent particulier sur la compétence. Autrement dit, le crédo était l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Quelques jours après, les deux groupes (aides-camp rapprochés et garde présidentielle) ont repris la formation. On pouvait tout de même constater que certains éléments de la garde présidentielle manquaient à l’appel. Selon certaines sources, des militaires de carrière qui font partie du groupe envoyés à la garde-présidentielle auraient incité les éléments du général Arda qui font également partie dudit groupe à boycotter la suite de la formation.

Ce qui devrait arriver arriva
Les éléments du général Arda qui n’ont même pas encore subi la formation militaire et ne disposant pas de matricule sont montés au créneau pour boycotter la formation. Même sans expérience avérée, ils voulaient seulement servir en tant qu’aide-camps rapprochés du président Djotodia. Dépassés par ce comportement pour le moins bizarre, les formateurs auraient décidé de suspendre la formation demandant ainsi aux deux groupes de vaquer à leurs occupations en attendant qu’une suite soit trouvée à ce problème. Cet arrêt de formation a poussé certains éléments de la garde présidentielle à remonter l’information à la haute hiérarchie militaire afin qu’elle se saisisse de cette affaire. Pour certains militaires faisant partie de cette formation, il revenait au général Arda qui est le directeur de sécurité rapprochée du président Djotodia et dont les éléments sont à l’origine de cet arrêt de formation, d’intervenir afin d’attirer leur attention sur les enjeux de cette formation. A l’allure où vont les choses, il est à craindre que cette formation capitale ne puisse aller au bout tant certains formateurs ont manifesté ouvertement leur mécontentement face au boycott de cette formation par les éléments du général Arda.

 



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