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18 août 2013: le président Djotodia prêtera serment

Ce sera devant la Cour constitutionnelle selon le représentant du médiateur de la crise centrafricaine

 

Le président de la République va prêter serment le 18 août en présence du médiateur de la crise centrafricaine, le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, a déclaré le général Noël-Léonard Essongo à la radio nationale, ce lundi 12 août. Michel Djotodia s'était fait élire chef de l'Etat par acclamations le 13 avril dernier lors de la première session du Conseil national de transition (CNT) formé par toutes les composantes politiques du pays. A la tête de la coalition rebelle Séléka, il avait pris le pouvoir à Bangui le 24 mars, renversant le général François Bozizé. Conformément à la charte constitutionnelle adoptée par le CNT début juillet, la prestation de serment du président constituera le point de départ de la transition qui doit durer 18 mois jusqu'à l'organisation d'élections générales.

 


© thehindu.com
Michel Djotodia, l'homme du 24 mars 2013
Après la prise du pouvoir du Séléka, la constitution centrafricaine de 2004 avait été suspendue, entraînant de facto la dissolution de la précédente Cour constitutionnelle. La prestation de serment avait été repoussée en attendant la mise en place de la Cour constitutionnelle de transition. Les membres de cette nouvelle juridiction dont la désignation a lieu ces jours-ci, doivent prêter serment avant le 18 août. Le nouveau pouvoir de Michel Djotodia peine à restaurer l'ordre et à désarmer les ex-combattants dans le pays, malgré la présence d'une force multinationale dans la capitale.

Vendredi 9 août, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a pressé la communauté internationale de se préoccuper d'urgence de la situation en République Centrafricaine, dans un rapport qui sera examiné mercredi par le Conseil de sécurité. M. Ban estime inadmissible (...) l'absence totale d'Etat de droit dans le pays depuis la prise de pouvoir par l'ex-coalition rebelle et souhaite que soient envisagées les options appropriées, y compris l'adoption de sanctions ou la mise en place d'un comité d'experts, afin de garantir qu'il n'y ait pas d'impunité pour les responsables de violations flagrantes de droits de l'homme.

 



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