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Nina Darnaye: la nouvelle diva centrafricaine!

Il y a eu Laetitia Zonzambé, Idylle Mamba puis plus rien côté talent musical féminin en Centrafrique. Mais nous ne pleurerons pas longtemps puisque Nina Darnaye est là

 

L’artiste
«Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre d’années» a-t-on coutume de dire. Nina Darnaye fait partie de ces veinardes-là. A six ans, elle éblouissait toute la famille Darnaye car elle chantait déjà! De la Chorale de son quartier «Les Benjamins», elle a intégré la Chorale Française des Castors 1 (COFRACA 1) de l’Eglise Evangélique des Castors qu’elle ne quittera plus jamais. Entre-temps, à côté des études, elle s’adonne de plus en plus à pousser la chansonnette. C’est ainsi qu’elle prendra part à plusieurs éditions du fameux Concours de la Chanson Francophone de l’Alliance Française de Bangui où elle a été à chaque fois finaliste. Ce qui lui a valu des tournées annuelles Franco-tempo avec son groupe Ngombi ti Béafrica. Après un passage dans le Groupe Religieux Vocation Céleste, elle rejoint son frère Olivier Darnaye dans CTR devenu Beloc 16 en 2008. Elle se lance aujourd’hui en solo tout en continuant de travailler avec son frère musicien avec qui elle est très liée et qu’elle associe à tous ses projets.

 


© Bêafrika Sango
Nina Darnaye
Nina Darnaye est sur tous les fronts sur le plan musical. Elle écrit elle-même ses textes, compose ses propres morceaux et les interprète elle-même. Avec un style atypique qui mélange les genres, du tradi-moderne à l’afro-beat avec des intonations pygmées, elle est incontestablement l’Etoile montante de la musique centrafricaine. Et ce prestige, elle le doit à son abnégation au travail. Elle ne cesse d’impressionner le public à travers ses nombreuses prestations au pays, fruit d’un acharnement sans faille au travail. Ce désir de s’affirmer, sa détermination à révolutionner les mœurs en Centrafrique par la musique tout en valorisant les traditions, l’obligent à ne pas avoir la grosse tête. Elle est restée égale à elle-même, altruiste et sociable en même temps. Nina Darnaye cultive un sens très élevé de solidarité et fait souvent preuve de compréhension. Ce n’est pas pour rien qu’elle a été distinguée avec la médaille de «Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres»!

Son album «Béafrika mo londo» et la manifestation «Arts, Bouclier de la Paix»
Le 22 juin dernier, dans la salle de Banquet de l’Assemblée Nationale, Nina Darnaye a été mise à l’honneur. Elle présentait en effet son premier album solo qui s’intitule Béafrika mo londo dans une soirée-dédicaces. L’assistance était impressionnante avec la présence remarquée du Premier Ministre Nicolas Tiangaye, du Président du Conseil National de Transition Alexandre Guendet, du Ministre d’Etat à la Communication et de Madame la Présidente de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui pour ne citer que ceux-là! Après le discours de Nina Darnaye puis celui du Directeur de Cabinet du Ministre de la Promotion des Arts et de la Culture qui a beaucoup félicité l’artiste et encouragé l’initiative, le moment le plus émouvant de cette soirée VIP a été la projection du clip-vidéo dudit album.

Avec le titre éponyme Béafika mo londo, le clip de Nina Darnaye est une grande réussite. Il y a également quatre autres titres qui traitent essentiellement de la paix. La chanteuse qui a le vent en poupe veut visiblement toucher les cœurs avec les morceaux comme La Réconciliation, Baissez vos armes et Non à la guerre. Le message est clair. Reste à voir s’il est perçu. Et ça, ça ne dépend pas de l’artiste qui aura prêché dans le désert si les «hommes» n’arrêtent pas leur bagarre. Elle n’a pas manqué de faire de la place aux autres pour s’exprimer en faveur de la paix. On y retrouve le plasticien Ernest Wéangaï, l’écrivain et conteur Michel OuédaneWessé-Kpamon de la compagnie théâtrale Les Perroquets!

Cette soirée très colorée et pleine d’enseignements marquait en effet le lancement de la manifestation «Arts, Bouclier de la Paix» qu’organise Nina Darnaye. Elle entend, avec son album, sensibiliser toutes les couches de la société centrafricaine afin de préserver la paix. La suite consiste à faire une tournée dans les huit arrondissements de Bangui et si possible dans l’arrière-pays. Si, bien entendu, les moyens qui lui manquent cruellement en ce moment arrivent! Ce qui semble nécessaire, vu la situation du pays et la cause pour laquelle lutte cette musicienne pétrie de talents à qui l’on souhaite tout le meilleur du monde!

 



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