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Cameroun: 45 militaires volontaires pour retourner à Bangui

Les premiers rapatriements sont prévus d'ici début septembre 2013

 

La tournée au Cameroun de la délégation ministérielle centrafricaine semble réussie. Après Bertoua, Yaoundé et Douala, 24 militaires réfugiés se sont ajoutés aux 21 qui étaient déjà partants pour un retour au pays à l'entame de la mission le 2 août dernier. Soit un total de 45 personnes. Les premiers rapatriements devront commencer entre la fin août 2013 et début septembres 2013, a indiqué le chef de la délégation centrafricaine, Idriss Salao, Ministre Directeur de cabinet adjoint à la présidence centrafricaine.

 


© journaldebangui.com
Les militaires centrafricains réfugies dans la localité de Bertoua
Autre motif de satisfaction, le fait que «les militaires réfugiés soient venus nombreux écouter ce que les représentants du gouvernement de transition avaient à leur dire. Et il y a eu échange de points de vue entre eux et nous», affirme Idriss Salao, Ministre Directeur de Cabinet adjoint à la présidence centrafricaine. Il s'exprimait ainsi, à la fin d'une longue séance de travail avec ses compatriotes en présence de Koumpa Issa, Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et victimes de guerre, du Gouverneur du Littoral, Joseph Béti Assomo et d'une forte délégation des forces de défense camerounaises.

Après l'arrivée des nouvelles autorités dans ce pays le 24 mars dernier, environ 200 militaires ont traversé la frontière camerounaise à en croire des sources militaires camerounaises. La mission dépêchée par les autorités transitoires à Bangui visait deux choses. «Rapatrier le matériel militaire cantonné à Yaoundé et convaincre les hommes formés pour la défense de la Rca à revenir au pays», réaffirme Idriss Salao. Des armes de guerre et un hélicoptère sont comptabilisés pour le matériel. «S'agissant du retour des hommes et femmes, il doit se faire sous le sceau du volontariat et de la dignité avec le contrôle du Haut-commissariat pour les Réfugiés, la Croix-Rouge internationale, la force de maintien de la paix de la Cemac et du gouvernement camerounais», a rassuré Koumpa Issa. Précision utile dans la mesure où nombre de ces réfugiés craignent pour leur sécurité. L'ex-officier Bienvenu Paradis Gbadora Rizane a d'ailleurs demandé des garanties supplémentaires au nom de ses camarades durant la réunion de Douala.

 



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