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François Bozizé ambitionne de reprendre le pouvoir en Centrafrique

Il lía déclaré dans un entretien à RFI, si l'occasion devait se présenter

 

François Bozizé, qui était jusque-là réfugié au Cameroun, parce quíil a été chassé du pouvoir par les rebelles du Séléka en mars, dit avoir l'ambition de reprendre le pouvoir dans son pays "si l'occasion se présente". Il a assuré vouloir le faire par "la voie politique puisque la voie des armes ne vient que lorsque la solution politique n'est pas trouvée». Il a aussi déclaré dans le même entretien à RFI qu'il a "des rendez-vous en vue" avec des dirigeants français. Mais aucun contact n'a été pris à ce jour avec les autorités françaises, et aucun rendez-vous n'est prévu, précise-t-on au ministère des Affaires étrangères, où l'on souligne que le président déchu est titulaire d'un visa qui lui a été délivré en 2012. Car on se rappelle que le nouveau gouvernement de la République centrafricaine a émis fin mai 2013 un mandat d'arrêt international contre François Bozizé et les nouveaux dirigeants ont ouvert une enquête sur les crimes présumés qu'il aurait commis durant ses dix années au pouvoir.

 


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Le président déchu de Centrafrique est arrivé en France
Sur RFI, l'ancien chef d'Etat a estimé que la France pourrait jouer un rôle dans la résolution de la situation en République centrafricaine. "La France, a-t-il dit, est mieux placée pour pouvoir résoudre le problème avec la contribution de l'Union africaine. Nous pourrions arriver à faire quelque chose" a laissé entendre líancien président. Dans le même temps M. Bozizé a rendu le Tchad responsable de la déroute de son armée devant Bangui, le 23 mars. La rébellion "a pris le pouvoir parce qu'elle a été aidée par une puissance extérieure (...) C'est bien le Tchad", a-t-il affirmé. "Je ne crois pas avoir de problème avec le Tchad et le président Déby. J'ai été surpris de voir que ce sont les forces de son pays qui sont venues parachever l'action des rebelles", a-t-il poursuivi. Devant le désastre de la Centrafrique, l'Union africaine va envoyer une force de paix de 3.600 hommes dans l'ancienne colonie française et des représentants de l'Onu et de l'Union européenne ont promis une aide aux victimes de cette "crise oubliée". Selon Médecins sans Frontières, la situation humanitaire et sanitaire s'est gravement détériorée dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir des rebelles du Séléka.

 



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