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Centrafrique: Séjour familial de François Bozizé en France

Dans le même temps, il vient de lancer un Front pour le retour de líordre constitutionnel en Centrafrique (FROCCA). Extrait de son interview à Ouest-France

 

Líancien chef de líEtat centrafricain, chassé du pouvoir en mars dernier, actuellement en France, Il y dénonce les exactions des rebelles de la Séléka et líindifférence internationale face à la crise politique et humanitaire qui afflige Bangui et le reste du pays.

Vous êtes désormais en France. En exil? Ou dans líattente díun retour en RCA?
Je viens de rejoindre ma famille en France ; je níenvisage pas de retour en Afrique dans líimmédiat. Avant ? Jíai séjourné dans les deux Congo, au Cameroun et au Kenya. Je voudrais díailleurs remercier les présidents congolais et aussi, tout particulièrement, le président camerounais qui a fait preuve de clairvoyance et díhumanité en míaccueillant chez lui pendant plus de deux mois. Pour líinstant, mon destin importe peu. Le peuple centrafricain souffre en silence et je veux réveiller líopinion internationale. Ma préoccupation essentielle est de dénoncer ce qui se passe en Centrafrique.

 


© malijet.com
Líancien chef de líEtat centrafricain, François Bozizé, chassé du pouvoir en mars dernier, est actuellement en France
Quel regard portez-vous sur la situation dans votre pays?
La situation est dramatique. Les ONG présentes dans le pays níont de cesse de dénoncer de très nombreux cas de violations des droits de líhomme, des exécutions sommaires accompagnées de tortures et de mutilations. Elles ont aussi relevé des massacres de civil, des viols et la privation de la liberté díexpression. Le Bureau Intégré des Nations Unis en Centrafrique dénonce lui aussi de graves violations des droits de líhomme et des menaces sur les ONG. En province, les hommes de la Séléka ont tous les pouvoirs, les exécutions sont nombreuses chez les agriculteurs ou les éleveurs peuls. Plus de 1 500 morts ont été dénombrés et le fleuve Oubangui charrie tous les jours de nombreux cadavres. Sur le plan santé, la situation est déplorable, ainsi une épidémie de rougeole frappe les enfants à Bangui, mais ils ne peuvent être soignés car leurs mères ont peur de síaventurer en ville pour les conduire à líhôpital. La suite ICI

Communiqué relatif à la mise en place du FROCCA

 



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